Assassin
Note mon nom sur ta liste
Le futur que nous réserve-t-il ?
L'homicide volontaire
Touche d'espoir

Casey
Libérez la bête

Iris & Arm
Les courants forts

Kamasoundtracks
Soul'Sodium

La Caution
Les rues électriques
Asphalte Hurlante
Crash Test
Peine de maures
Arc-en-ciel pour daltoniens

L'Armée des 12
Cadavre exquis

La Rumeur
Le poison d'avril
Le franc-tireur
Le bavar et le paria
L'ombre sur la mesure
Regain de tension
Du coeur à l'outrage

Olympe Mountain
La montagne ça vous gagne

Oxmo Puccino
Opéra puccino
L'amour est mort
Le cactus de Sibérie
Le Lipopette Bar

Psykick Lyrikah
Derrière moi

Sept
Amnésie

Sept & Lartizan
Le jeu du pendu

Soklak
1977
Maow Airlines

1977

01. Intro
02. Antipodes
03. 14h00 du mat
04. Pas de place
05. Politricard
06. Instable équilibre
07. Sonore Cyanure feat Siaka
08. Seventies team feat Sept
09. Adrenaline
10. Underground Zero feat Chase phoenix
11. Libre style
12. Apatride feat Siaka
13. After "L"
14. C'est pas quand
15. Outri from zeltron

 

Antipodes

Aux antipodes de la mode pas là pour faire de la zik de merde
Le blaze c'est Soklak maquisard de la plume en herbe
De la verte dans mon vers qui ne laisse que les statues de marbre
Rimes acerbes qui foutent la gerbe à tous les énarques
J'fous le ramdam dans la baraque avec un style de bourrique
Frais comme un gardon ou bien plein comme une barrique
Lyrics pyrotechniques causant des traumas chromatiques
Rimes acrobatiques munies d'un crobar et d'un stick
La bouche pleine d'invectives je gravis les octaves
93 restera mon d'indice d'octane
Autochtone des quartiers ternes, aberrations topographiques
Modifiant ton élocution et poussant aux trafics
J'suis pas une caille ni un gangster
Pas de pare-balles ni d'holster
Pas non plus un hustler mais juste un débrouillard
Mon futur c'est le brouillard
Tellement épais que je le coupe au schlass
J'essaierai de faire des dollars au cas où Zeus passe

Refrain

Ecoutes mes quadrisyllabiques
Hiéroglyphes alambiqués au stylo bic
Style oblique ou deker
Qu'on paie au black avec un lance-pierre
Fantomatique comme Casper et ouais ma frère
C'est pas pour les love qu'on transpire
L'amour de l'art étant un moteur
Saches que le gent-ar n'est pas mon mentor
Mon but c'est pas d'avoir un pav en bordure de TER
Ni d'être une star narrant sa life dans des talk-show de merde
Rien à foutre du show-biz sauf celle qui faut que je baise
Pour ça faudrait que je peze
Alors (mes mollards deviennent) des king size
You know my steez pas de coke ni de taz
Chérie, taille-moi une **** et je suis en route pour l'extase
Mon verbiage est un breuvage composé d'un arpège de cépages
Dont tu t'asperges l'œsophage pour que les bavardages s'abrège
Allume un cierge que j'émerge de l'obscurité
Travailleur de longue date, soir tard l'instru m'a recruté

Je fragmente ma diction selon les oscillations
Pour qu'ensuite tu l'auditionnes et qu'tu ressentes les vibrations
Calmant ma respiration écoutant mon cœur battre
Ainsi que mon inspiration et mes facultés de P4
Pas là pour chanter des louanges ni glorifier les actes de barges
Mais te donner ma vision des choses à 20 et quelques berges
Ma gouaille des faubourgs s'immisce dans les transistors
Savant mélange d'étranges histoires et de cynisme non transitoire
Y'a trop gens qui pensent que le rap français se meurt
Laisser passer l'ambulance on a le défibrillateur
On le met sous perfusion de lyrics hydroponiques
Pas d'oxygène en bombonne mais des soufflettes de thaï stick
Ça y est le type reprend ses esprits, il a pas l'air au top
Je lui propose un Aspro mais il me dit qu'il s'en tape
Qu'il sait plus comment il s'appelle
Je lui dis toi c'est hip-hop moi c'est Soklak
Attends que je te l'épelle

Refrain


14h00 du mat

Je suis là dans la rue, torse nu, en short de bain
Une serviette autour du cou et des lunettes de soleil sur le tarin
J'arpente le terrain chaussé d'une paire de tong
Me guidant à l'air marin c'est sur la plage que je tombe
Je m'installe sur une chaise longue tout en fuyant l'ombre des palmiers
Je regarde passer les bombes j'aimerai leur mettre la main au panier
J'en attrape une qui se déhanche et lui propose mon manche à manier
Elle me dit qu'avec ma tronche bah c'est loin d'être gagné
La gazelle s'évapore avant que je lui coupe sa langue de vipère
Le soleil gagne au score, mirage caniculaire
Une fois que l'eau se courbe les badauds restent sans rien faire
Mitch flambe dans sa basse-cour alors je me mets sur l'affaire
Au sommet d'un rocher que je viens d'escalader
Je plonge dans le pacifique façon saut de l'ange héroïque
Le hic c'est que j'ai pas la technique donc je m'éclate direct
Je fais un plat anthologique et gifle mes côtelettes
Sous l'effet de l'impact je dégueule mon 4h sous la flotte
Des pouascailles se flattent la trappe et ingurgitent la compote
Je voulais pas jouer les nudistes mais j'y ai perdu mon sleup
Les plongeurs prennent la fuite à la vue de ma murène géante
Je remonte à la surface y'a une racli sur un jet-ski
Elle me dit j'habite en face avec un petit sourire exquis
Je monte derrière et m'accroche à la ficelle de son string
Elle remonte mes mains pour que je me cramponne à sa poitrine
Je lui dis attends ma chatte minute, où est-ce que tu m'emmènes ?
Elle me répond t'inquiètes sur mon yacht on va kiffer notre lune de miel
Je me retrouve sur son bateau, sur ma tête un château
Dérivant sur les flots, accompagné de cette bête de go
L'heure tourne mais à l'avis de ma montre j'ai mis un terme
Je suis lent à la cool, au rythme de mon horloge interne
J'alterne entre plages et criques, paysages magnifiques
Et dans ces endroits paradisiaques elle et moi on *****
Le problème c'est sa ceinture de chasteté
Faut que j'appelle monseigneur pour qu'il la fasse péter
J'ai changé d'avis et j'essaye au chalumeau
Ça sent le poulet rôti, merde je lui ai grillé le maillot
Elle me traite de bâtard et me dit qu'il lui faut un docteur
Moi j'ai toujours le braquemart mais le cadreur coupe le moteur
Il visionne la séquence et affirme c'est dans la boite
Ca y est je suis acteur pour les vidéos privates


Pas de places

On m'a dit travaille à l'école, sans diplôme t'auras que dalle
J'ai répondu je suis pas bénévole
Ils ont qu'à me donner de la maille
J'ai perdu mon temps à faire le mariole
Entre torgnoles et mandales
N'écoutant que mon ras-le bol et les conseils des vandales
Aujourd'hui j'colle au sol, pas de CV colossal
Les employeurs t'ignorent, et te proposent des boulots sales
Car je fut ce cancre faisant le pitre sur l'estrade
Qui n'est pas rentré dans les stats de réussite au bac
J'connais pas Isiah Thomas, j'ai toujours pas de piston
Aux entretiens d'embauche j'appelle le patron fiston
Les pieds sur son bureau je lui chine un Monte Cristo
Et pendant qu'il me fait son numéro
Lui endors son briquet d'aristo
C'est le genre à avoir des revues salaces dans l'attaché-case
Qui juge de ta valeur à la gueule de ton costume 3 pièces
C'est le genre qui te licencie en te disant qu'il fallait bien se conduire
Alors que le type se fait fouetter par des salopes en cuir

Refain :
Y'a pas de place pour moi
Sur le marché de l'emploi fictif
La mairie de Panam
A déjà tous ses effectifs

Marre de voir parader ceux qui ont plus de maille
Traumat' de devoir obtempérer aux injonctions de la flicaille
Aujourd'hui tu fais le champion
Demain c'est le revers de la médaille
Tu crois garder la direction
Mais ils te font lâcher le gouvernail
La fracture est sociale et loin d'être superficielle
Comme un trauma facial causé par le tranchant d'une pelle
J'attendrai pas ma carte vermeil
Ou d'avoir un pied dans le cercueil
Pour me nashav au soleil en faisant un casse à la Verneuil
Leurs métiers d'avenir ça fait pas de nous des veinards
J'préfère garder mon honneur
Que de rentrer dans leur scénar
Car j'suis cet artiste débonnaire, ultra libertaire
Pas dans la figuration genre :
Vampire des couloirs souterrains
Orné d'un pin's de contrôleur
Flic à la solde du pouvoir et de ses dérives sécuritaires
Militaire alors que je rêve de paix sur la terre
Maton ? Tu m'as pris pour un de tes pions ?

Refrain

On veut profiter de notre jeunesse et pas s'tuer au taf
Beaucoup s'tournent vers le bizness
Pour pas rester en carafe
Ou bien vers l'ivresse pour ne plus subir les affres
D'une existence sans liesse dont tu supportes les frasques
Les strass on laisse aux autres strates de la société
Préférant laisser des traces genre calligraphies au fat
Des solos ou des feat sur des beats qui déboîtent
Ton système pue la défaite car il nous souhaite à 4 pattes
Pas facile de se plier à leur protocole hiérarchique
Etre une brebis docile
Qui ferme sa gueule et prend son SMIC
Qui je taf mal et alors ? Mirobolant n'est pas mon salaire
Smicard jusqu'à la mort
Qu'aurait voulu vivre peinard au grand air
Me barrer sous de cieux moins austères
Loin des villes de connards
Où fleurissent aux réverbères des caméras pour te tricard
Faut que j'taille que je parte, que je prenne la tangente
Loin des pénates spartiates où l'autisme l'emporte


Politricard

Les technocrates jactent leur discours politiquement correct
Quand ils passent aux actes tes libertés s'éjectent
Le marteau du juge tombe
Mais c'est des mômes qu'on condamne
Alors qu'à cette heure-ci
Jacko et sa blonde devraient êtres en cabane
Une fois à l'Elysée leurs belles promesses se font la malle
Comme la virginité d'un fille de ministre un soir de bal
Réceptions fastueuses et garden party
Y'a foule au buffet les portées de goret sont de sortie
Ils éradiquent la misère en tenant leurs paupières closes
Tandis que le bras de la justice s'ankylose devant leur bizz
Institutions pourries à la base c'est nous qu'on est de la baise
On y égare des cases
Tandis qu'eux fument leurs barreaux de chaise
Y'a de plus en plus de peuple devant les restos du cœur
Putain quelle triste époque de laquelle je suis chroniqueur
Le France un pays libre où fisc proc et flics sont les macs
Et tout ce beau monde t'entube un max

Refrain

Croyant résoudre leurs problèmes
En augmentant les incarcérations
A l'aide d'un Etat policier qui méprise nos générations
Ils bâtissent des prisons recrutent des matons
Et à la moindre protestation t'enferment pour rébellion
Tous impliqués de haut en bas
Pas de transparence des comptes en Suisse
Jouissant de la clémence de la justice de père en fils
Pense à leur dire de préférer la profondeur du silence
A la superficialité de leur jactance dégueulasse
Des palabres anesthésiantes en guise de poudre aux yeux
Jouant les bons samaritains car c'est nous la poule aux œufs
D'or et ne te réveille surtout pas c'est ce qu'ils veulent
Volubile car j'dresse un constat de foutage de gueule
D'un côté une élite qui s'en fout plein la cantine
De l'autre le peuple se cantonnant à s'coltiner les miettes
S'alcoolisant la tête cotisant pour des retraites anorexiques
Notion de révolte qu'on avorte car Big Brother nous guette
Les murs ont des oreilles et les plafonds des caméras
Y'a des flics par centaines qui augmentent la paranoïa
Trop d'interdictions dans nos panoramas
Donc j'crie viva revolution en stereorama

Refrain

Succession de gouvernements qui magouillent tous en falch
Les poches pleines de fraîche au cas où un juge se fâche
Au resto ça s'esclaffe
Comme une équipée de bidasses en perme
Et les ardoises tirées par la tignasse la populace les paye
On reste esclaves de leurs changements de direction
Ainsi que d'un patron à qui tu chines une augmentation
Tout ça pour acheter un écran Trinitron
Et s'farcir en boucle à la télé des tripotées de cons
J'aime pas les dictateurs et autres illuminés de mon derche
Quand je les entends parler
J'me dis qu'ils tendent des perches
A mister de la Tourette qui sommeille en moi
Et j'insulte mon téléviseur à chaque fois que je les vois
On ne fait pas la fête le soir du résultat des votes
C'est juste un nouveau proxénète
Au contrôle du ruban d'asphalte
Sur lequel on marche
Comblant les déficits à la sueur de nos tronches
Turbiner à la race pour finir entre 4 planches
Ouais paye moi au black
J'veux cotiser pour le salaire d'un flic
Qui s'applique à donner à son taf une tournure politique
Qui va suspecter mon pote
Parce qu'il a le teint un peu trop mat
Et appliquer au pied de la lettre
Les consignes de tous ces bomboclats


Instable équilibre

Si je rappe c'est pour l'amour de la discipline
C'est pas pour payer des slibards signé Calvin Klein
Je compte pas non plus m'acheter une villa piscine
A part si (..) me bip pour remplacer ma (..)
Quand je rappe c'est avec passion, je m'en bat les couilles de la station
Je fais mon intervention puis disparition
Poursuis ma quête sans omission nourri ma tête de sensation
Quand j'm'apprête à kicker le son rien ne m'arrête je prend position
J'suis de cette génération qui fait du son avec peu de matos
Kick de la même façon que ce soit payer ou bien gratos
Mets du volume fiston, ingé envoies la sauce
Je veux les entendre crier : c'est de la grosse bastos !
Quand je rappe les feuilles se collent et les briquets font *
Pour d'autres c'est l'alcool et les canettes font *
Dj Neasso contrôle et ouais ma gueule !
Et quand le public m'épaule ça fait : Maow maow !

Refrain :
Quand je rappe je suis libre
Le reste je m'en bats le chibre
J'ai la technique d'un gars ivre
Qui se tue la tête au Cuba libre
Je vis dans le rêve car je rêve de vivre
Rap instable en équilibre

Si je rappe c'est pas pour jouer les durs devant les photographes
Va plutôt shooter se mur dessus y'a un de mes graffs
5 bonnes heures de taff pour une œuvre éphémère
On nous paye pas pour aç mais on n'en chiale pas nos mères
Quand je rappe c'est un moment de liberté d'expression
Je te cause de chose et d'autres sans faire de transition
Pour les adeptes de ma diction appuie sur (..) je pars en mission
Toujours avec cette ambition de faire admettre mes convictions
Quand je rappe c'est sur du hip-hop du reggae ou de la funk
Quelque fois la bédave, haya, thaï stick ou blunt de skunk
Ça s'adresse à tout le monde même les technomans et les punks
D'ailleurs vas-y molo il parait que mon truc rend junk
Quand je rappe les mc's ragent mon nom s'érige
Chie (rond) dans le cirage mon anonymat s'abrège
Pendant que Demolisha fait le déballage de son qui pète
Pas de tarin dans la neige mais des nuages au dessus de nos têtes

Refrain

Quand je rappe c'est avec les tripes, pas de place pour le play-back
Ni pour les putes dans mes clips, bibi c'est pas Tupac
Quand je rappe c'est un strip le fruit de mon introspection
La doctoresse flippe car j'ai même enlevé le caleçon
Si je rappe c'est que ça fait du bien comme se dégorger le poireau
D'ailleurs une fois fini, je fume pas que de la garro
Si l'instru est une bouteille je la tape cul sec comme un poivrot
Je mets du pinard dans ma soupe et direct je fais (..)
Quand je rappe je mouille le maillot et la casquette
Pendant que les baltringues du PAF souillent les micros de leur variet'
Quand je rappe certains apprécient et rigolent
D'autres tirent des gueules comme-ci j'venais de chier dans leurs groles
Quand je rappe rien à foutre de la gestuelle
J'ai pas fait la star'ac mon école privilégie le textuel
Je joue avec la langue mais rien de sexuel
Juste un flirt avec la grammaire non conventionnel

Refrain


Sonore Cyanure

Le sport national où les gens se défoulent
Drogue et alcool personne n's'affole
Tant que le pétrole coule
On s'affale sous l'effet de divers stupéfiants
Croyant soigner sans méfaits
Les blessures d'un cœur tuméfié
L'addiction est partout, triste protocole
Même dans les cours d'école elle vise le monopole
Cause d'un manque affectif, des parents qui picolent
Foules de motifs, et les gamins s'y collent
C'est comme ça qu'on se déconnecte et qu'on décolle
D'un système abject dans lequel tout déconne
Nombreux à voir le mal partout et n'être bien nulle part
La défonce comme défense tel un dernier rempart
L'envie de boire, noyer ses soucis dans la boisson
Mais ils savent nager et remontent sur le bout de citron
Qui flotte dans le verre et parfume ma Caïpirinha
Pendant que j'inhale des lattes de thaï
Venue de lointains méridiens

Refrain :
Et ça se bédav' sans blague on smoke everyday
Tous les jours la même passes moi donc ton briquet
Que j'effrite puis roule pour m'évader
M'éloigner loin des soucis dans tout ce béton armé

Automédication à la base de stupéfiants
Faire face à la dépression pour être un peu moins méfiant
Défiant les lois de la gravité vois si les cieux sont habités
Avec la volonté de se soustraire aux conflits de l'humanité
On n'est pas à plaindre
Pourtant combien sont prêts à se pendre
Ou à s'éteindre en silence esseulés à force d'en prendre
La vie en occident a son cortège de pathologies
Qui atteignent les cortex et modifient les psychologies
Pendant que le temps s'écoule
Comme sur une toile de Dali
J'déverse ma prose des sous-sols rédigée sous cali
Style impressionniste, suicidaire à la Van Gogh
J'coupe les oreilles sur multipiste car tout me fout en rogne
Dans mon sang des particules sous mes yeux les séquelles
Dans ma ville je déambule comme dans un monde parallèle
J'abîme mes cellules habituées aux troubles mémoriels
Laisse certains incrédules devant l'agitation de mon sommeil
L'attrait pour les paradis artificiels atteint des sommets
Façon Verlaine on s'fonsdé pour écrire nos sonnets
Assommés par l'anesthésie qu'on s'administre
Et j'te cache pas que ça arrange bien
Une ribambelle de ministres

Refrain

Y'a pleins de gens qui pensent
Que la vie ne vaut pas le coup d'être vécue
Ne peuvent plus la respecter tant leur douleur peut être aigu
Se tuant à petit feu avec des substances en tout genre
Une échappatoire éphémère palpable nuit et jour
Y'a ceux qu'ont pas cette patience
Et s'tirent une balle dans la tête
Dépassent les ordonnances ou encore s'jettent par la fenêtre
A quoi tu penses quand tu fais le bilan de nos vies de pitre ?
Ma vision s'trouble devant tant de schémas tragiques
A part certains rêves que Morphée daigne nous offrir
Le bonheur fait la grève donc j'ai pas toujours le sourire
La plénitude se fait si rare que certains s'forcent à rire
Sniffent leur salaire ou dansent sur ce sonore cyanure
Certains dealers ont des boutiques
Dont les néons verts crépitent
Et le pire c'est la sécu qui invite : défonce gratuite
Moi j'allume un stick trankilamente
Lévite puis médite

Refrain


Adrenaline

J'fais monter l'adrénaline dans une odeur d'encre indélébile
Retourner les murs de ma ville une idée qui m'obnubile
L'argent n'est pas mon mobile
Mais j'ai quand même les mains sales
Et quand les filles me demandent pourquoi :
J'suis artiste pictural
Mon truc fait que tu râles le matin en sortant
Que tu remémores ton camtar
Quand il était tout blanc
Mon truc fait que tu râles quand t'as payé 8 francs
Et que tu choisis le strapontin
Qu'on vient de tagger maintenant
Une bad tune sur mes esgourdes mes sprays s'vident
J'me presse vite twenty two : v'la les schmitts
Un dernier tag speed puis je m'arrache scred
J'remonte sur mon bolide puis continue mon raid
J't'emmène en ballade
Au programme buntlack et barane
Tag à l'arrache et cavale si les colboks nous crament
Nos bombes ne sont pas celles
Que l'Amérique fit pleuvoir sur Bagdad
Juste un remède au teint cadavérique
Qu'affichent nos villes malades

C'est de la réappropriation du mobilier urbain
Et à un tas de trimards çà procure du turbin
De la ture-pein dans mes douilles
Mes cibles sont les meilleures places
La weed cachée dans les couilles
Au cas où la BAC me les casse
Egoïste sur l'adrénaline, j'préfère me shooter en solo
Et dans les rues de ma ville
On me connaît sous mon pseudo
Tes murs sales sont tristes ? Laisse faire les artistes
Qu'on perpétue une technique datant de l'ère préhistorique
Qu'est-ce qui nous pousse à faire çà ? Différentes motivations
Pendant que certains se pignolent
Et ne savent quoi faire de leurs pognes
Les détails on fignole afin que dans ta rétine ça cogne
Configuration rapide, opération éclair
Ma vésicule ivre dégueule un flop sur le rideau de fer
Une commère me tricard et gueule par la fenêtre
J'lui dis que je suis schmitar
Et que ça serait bien qu'elle aille se faire mettre

Pratique sauvage de l'art pariétal
Quand la mégapole s'fige
Plongée dans un brouillard total les billes voltigent
Bravant le climat, la législation et les grillages
C'est pas leur répression
Qui nous fera changer d'aiguillage
Des grappes d'alvéoles pulmonaires qui se désagrègent
Par le biais d'inhalation de vapeurs nocives
A chaque remplissage
Ca me rend plus sage j'me came à la peinture
Du coup j'fais des économies de chocolat et de verdure
Le fat cap crépite mon bras répète la même gestuelle
Le métacarpe rigide
Et l'index dans une forme insurrectionnelle
Consonne-voyelle-consonne-consonne
Les murs se consument
Pendant que ton mariage tu consommes
Skinny j'tape mes esquisses
Remplissage ça sèche, j'me cache
Contour, trait autour, highlights et dédicaces
Signature de l'artiste dans un style efficace
Photo, bédo… michto, j'me casse


Underground Zero

Intransigeant sur certains principes, tel est mon concept
Baisser mon froc pour du fric pas moyen qu'j'accepte
J'accède enfin à l'expression orale qu'est diffusé
Une effusion de sons en live ou différé
Un nouvel inconnu de plus au micro, fraudeur de métro
Un marqueur dans le paletot crari je m'en sers qu'au boulot
Je suis pas là pour m'dévorer me la raconter mon temps est compté
Tu sais je vais pas faire de vieux os à la Paolo Conte
Ce qu'on écrit vient du cœur ni cœur de myocarde
Amour et rancœur à bastonner en kilowatts
Rien à foutre des charts, je suis pas une vedette
Qui au gré de l'audimat et des (chibs) tourne comme une girouette
Je peux pas pervertir mon phrasé pour me blinder les fouilles
Ni édulcorer mes pensées pour plaire à la foule
L'intégrité on y tient autant que notre paire de couilles
Et cette qualité fait que l'on bouffe souvent des nouilles

Refrain

Couplet : Chase Phoenix

Refrain

Par le biais de ces usines à cauchemars cathodiques
Le PAF recycle des pitres en stars de la musique
Trop rarement du talent mais tous rêvent de gloire
Quitte à mettre les talons et faire les 100 pas sur le trottoir
Alors fiston qu'est-ce tas fait de l'amour de l'art
Je crois que tu l'as troqué contre un relooking de pseudo star
Pour venir manier le mic pas besoin de s'endimancher
J'en ai rien à foutre d'être hype, big up aux débranchés


Libre style

Ils disent vouloir la paix, mais le pouvoir les fascinent
Quitte à s'faire bouffer les pissenlits par la racine
Le tiers-monde est un miroir où l'ingérence assassine
L'occident est à la barre et nie en bloc ces quelques lignes
La conquête de l'espace alors que la famine décime
Le clonage des espèces et le non partage de la médecine
Des gosses, les sales gosses meurent de maladies bénignes
La faute à Babylone qui fait des thunes sur Flemming
Pendant qu'ici on bave sur des grosses fortunes
Et d'un bonheur hypothétique au bord d'une villa piscine
Leurs aspirations privilégient les (..) d'un monde meilleur
Et sculptent la planète à l'effigie du dollar
Les requins de la finance détrônent l'homme de la chaîne alimentaire
Appauvrissent des pays où rien ne pousse dans l'élémentaire
Si le shérif n'avait la haine en poupe et des bastos dans le flingue
Y'aurait moins de flaques pourpres et de voitures qui flambent
J'ai dans l'idée un million d'idées qui germent
Et des fois je la ferme de peur qu'on m'interne
Dans un asile des plus ternes
Trop souvent pas le moral, à l'écrit comme à l'oral
Noyant les cris dans le col'al la dinam et les gals
Dans nos vies c'est la nuit sans aurore boréale
On reste perché dans la lune narguant l'aérospatiale
Certains fument de la moquette d'autres du gazon
D'autres des pneus de mobylettes d'occasion
Et voient les éléphants changer de colorations
Mes amis je peux les compter sur les doigts de pieds d'un unijambiste
Qui s'apprête à poser la béquille sur un champ de mine, irréaliste
Ton répertoire est full putain t'as beaucoup d'amis
Mais y'a pas foule t'es seul quand se pointe les ennuis
Du sud ou bien du nord
Si t'as pas de caillasses tout le monde t'ignores
A part les schmitts pour dire que t'as tort
Et à travers leurs flingues (s'dévore)
Ces cons sont assermentés quant à moi je suis assez remonté
Houleux sont mes propos car comme la mer je suis agité
Ici pas de mensonges comme au JT
Mais des textes au second degré qui te font peut-être cogiter
Je suis libre comme Max posé comme un tag
(..) relax quand la bac (..)
Les doigts qui s'agitent comme un automate les cons sont traumat's
De leurs ouïes coulent du concentré de tomates
Je crée l'événement tel une comète les astres……


Apatride

La haine les inonde des rêves immondes à satisfaire
Genre anéantir le monde pour régner sur un cimetière
Crari shérif de la terre déblatère propagande de bâtard
Digne représentant des enfers au sanglant étendard
Intoxication des masses par le biais des tubes cathodiques
Incrimination des races dites pas très catholiques
Hélas y'a pas de guerres bénéfiques et l'argent qu'on y claque
Pourrait sauver ces peuples que la famine étrique
Trop de risques de rixes deux colombes gisent
Aux pieds du dormeur du Val tous trois tués pas des GI's
Soklak et ses potes, des citoyens universels
Que tous les extrémistes pissent dans des violoncelles
J'suis pas un patriote la France j'en ai rien à foutre
Partisan de la révolte car j'ai pas la mémoire courte
J'suis juste un drôle de numéro
Qui ne veut pas devenir un matricule
Que ce soit dans les rangs des perdreaux
Ou derrière la porte d'une cellule

Refrain :
Anéantir le monde
Pour régner sur un cimetière
Faire pleuvoir les bombes
Sur les pays qu'il n'connaissent guère

[Siaka]
Penses-tu qu'un futur est possible
Avec cette bande de bamboclats
A la tête de ce monde jusqu'à ce qu'il éclate ?
Penses-tu que nos dirigeants se préoccupent du sort
De ceux qu'on braque, tue, humilie, vole, viole et exploite ?
Des siècles et des siècles d'horreur au sang écarlate
C'est le même schéma toujours les mêmes qui trinquent
La guerre génère des thunes de dingue
Mate comment ils s'éclatent
Mais ils se foutent de nos gueules en préparant nos cercueils
Faire couler le sang le pouvoir c'est bien ce qu'ils veulent
L'humanité en paye le prix, l'avenir est compromis
Nord Sud Est Ouest on assiste à une grande boucherie
J'ai vu des assassinats en direct
Des corps jonchés sur la route des tas de squelettes
On me dit que les nouvelles guerres sont propres sur le net
Les images se passent de commentaires, j'atteste

Refrain

Malgré un historique atroce
On remarche dans les mêmes traces
Loin de l'éloge de la différence
Et du respect entre les races
Les faibles plient
Et paient le prix de la folie des puissants
Visant la suprématie au mépris des cris innocents
Les fruits pourris de leur industrie meurtrière
Sont les stigmates des conflits
Imprimés sur des silhouettes amères
Amputées à cause d'une mine
Paraplégiques à cause d'une balle
Ou décédées lors d'une frappe pseudo chirurgicale
J'm'émerveille de ce rêve
Dans lequel tout le monde arrive à s'remplir le bide
Dans lequel on sonne la trêve
De trop de conflits stupides
Où l'espèce humaine serait un peu moins cupide
Et dotée à la naissance d'un passeport d'apatride
Certains tirent à l'automatique
D'autres à la mitraillette
Pour ma part c'est avec ma ****
Et souvent en levrette
" Faites l'amour et pas la guerre "
Ouais l'slogan date pas d'hier
Mais si on l'appliquait
J'crois qu'on vivrait des jours meilleurs


After "L"

Alors mec ?
J'sais pas t'as pas le sourire, qu'est ce qui t'arrives ?
Elle est partie…

Il pleut sur ton cœur ta princesse est partie
Tu rejoins l'envers du décor et les rencontres sur azerty
L'amour c'est douloureux Brel nous avait averti
Toi tu voulais juste être heureux et peut-être même avoir des petits
Tu te croyais étanches à ces sentiments étranges
Maintenant ton moral flanche et l'insolence du soleil te dérange
Allez viens on fête ça au champagne pour que les larmes t'épargnent
Bulles et résine pour lutter contre l'étranglement du spleen
Tu voulais vivre d'amour, de pâtes fraîches , kiffer la vie
Bref prendre ton RMI le claquer entre fleuriste et joaillerie
Rêver à des conneries un bonheur qui jamais ne tarie
Mais jusqu'à présent que des garces minimisant leur crari
Je veux pas d'une femme qui paye de la sape à son york-shire
Ni une qui s'illustre dans la tise
Dis " je m'en bat les couilles " et jure sur sa mère
Merde où sont les sœurs
Pas celles qui friment en faisant dépasser leur string
Et kiffent les coïts sous cocaïne
Y'a celle qu'on besoin d'avoir la côte avec tout le monde pour rester zen
Jouant de leur enveloppe charnelle car intérieurement très laide
Pas besoin d'une michtonneuse qui la joue bourgeois bohème
Qui voudrait changer le monde
Alors qu'elle en est l'un des problèmes
Certaines causent humanitaires mais vouent leur vie à faire des thunes
Ne s'intéressent à ton art que le jour où tu fais un tube
Beaucoup d'actrices gentillesse en façade
Camouflant une égoïste au cœur froid et malade
On cherche un interlude à cette solitude affective
Entre les cuisses d'une demi prude souvent grave à la dérive
L'écorce est rude, peu de gens se livrent
Flippant de revivre un épilogue où la douleur est vive
Souvent je fais ce rêve dans lequel je vivrais le parfait amour
Où la fidélité ne serait même plus un effort
Elle dit qu'elle m'adore et m'appelle mi amor
Mais ce rêve devient cauchemar quand je l'aperçois au hot d'or
Respect, à celles qui se respectent
Et ne finissent pas direct à quatre pattes le premier soir de notre rencontre
Je vais rester honnête en te disant que je suis rarement contre
Mais pour la dolce vita c'est pas sur moi qui faut qu'tu comptes
Je veux pas que mes enfant est une catin pour mère
Car je tomberai dans l'alcool tant le tableau de ma vie serait amer
Je veux pas que ma marmaille soit des gosses du divorce
Et qu'ils découvrent trop tôt que l'amour est rare et ce monde féroce
Mesdemoiselles et mesdames ne vous offusquez pas
Vous mettre toutes dans le même panier je ne m'y risquerai pas
Il reste des femmes douces, honnêtes et intelligentes
Mais nombreuses sont les garces qui dévalorisent votre gente
Trop filles futiles et superficielles
Au bras de ces planqués qui sont blindés d'oseilles
Certaines aiment nos vies de bohème et les poèmes qui en découlent
Mais quand t'es sur la paille leurs sentiments s'écroulent
Du jour au lendemain tu peux regretter hier
Et tchatcher à l'imparfait quand t'évoques le bonheur
Cupidon est aveugle mais une de ses flèches t'as touché
Dans la matrice y'a eu un bug ta lucidité est partie se coucher
Retour aux alliés d'hier tant le désarroi est grand
La rage comme partenaire tu t'apprêtes à rentrer dans les rangs
Y'a ceux qui pensent que l'amour n'existe plus
Et que la démographie se limite à une gigantesque histoire de cul
Ma plume titube et zigzague évitant les auréoles, s'aligne
Mais quand le love se dérobe pas facile de rester digne
Mon cœur pisse le sang la musique en guise de pansement
Augmente le volume steuplait ça atténue le pincement
3h35 du mat un fond de 55 qui m'attends
Un bout de shit à 50 sacs et dans mes draps pas un ronronnement
Il pleut sur mon cœur…
Ma princesse est partie


C'est pas quand

C'est pas quand t'es en train de merder
Qu'il faut dire je m'en bat les couilles
Rester à glander confondre débrouille et embrouille
T'as envie d'être un caïd et jamais aller en prison
T'as qu'à prendre du bide et accéder à Matignon
C'est pas quand t'es au bain
Qu'il faut chercher de la savonnette
Trouves-toi plutôt un rail
T'aura des potes dans la variet'
(..) au bec j'emmerde le G8 et la jet-set
Ainsi qu'ceux qui vouent un culte
Aux grands cons de cette planète
C'est pas quand on te vole ton shit
Qu'il faut porter plainte
En tout cas passe moi les clés
Je viendrais arroser les plantes
C'est pas quand t'as une escorte
Qu'il faut jouer les grandes gueules
" Une tapette de plus " c'était ton jingle
C'est pas quand t'es en train de gerber
Défoncer au dessus des toilettes
Qui faut regretter d'avoir brailler
Que tu connaissais tes limites
C'était y'a dix minutes maintenant tout le monde t'imite
J'aurai du retenir mon fiston de pisser dans les canettes
C'est pas quand t'es dans la merde
Qu'il faut compter sur les autres
En ce 21ème siècle
C'est comme ça que fonctionnent les êtres
Tout dans l'apparence, rien dans la tronche
Le genre qui bronche quand un clodo fait la manche
C'est pas quand tu passes ton temps
A péter plus haut que ton cul
Qu'il faut être étonné quand des merdes te tombent dessus
Avec mon langage imagé j'explique les lois de la gravité
Si tu fais partie de ces gens songes donc à t'abriter

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