Assassin
Note mon nom sur ta liste
Le futur que nous réserve-t-il ?
L'homicide volontaire
Touche d'espoir

Casey
Libérez la bête

Iris & Arm
Les courants forts

Kamasoundtracks
Soul'Sodium

La Caution
Les rues électriques
Asphalte Hurlante
Crash Test
Peine de maures
Arc-en-ciel pour daltoniens

L'Armée des 12
Cadavre exquis

La Rumeur
Le poison d'avril
Le franc-tireur
Le bavar et le paria
L'ombre sur la mesure
Regain de tension
Du coeur à l'outrage

Olympe Mountain
La montagne ça vous gagne

Oxmo Puccino
Opéra puccino
L'amour est mort
Le cactus de Sibérie
Le Lipopette Bar

Psykick Lyrikah
Derrière moi

Sept
Amnésie

Sept & Lartizan
Le jeu du pendu

Soklak
1977
Maow Airlines

Amnésie

1. Intro diction
2. Amnésie
3. Vice étatique
4. Le mépris
5. Les règles de l'art
6. Hip-hop
7. Ego sans trique
8. Dans un désert
9. Nécorople
10. Noy-otage
11. Pièces à convictions
12. La logique du chrono
13. Spirale de l'escalade
14. Trois crevards
15. Qui flingue l'espèrance ?
16. Olympe mountain-1
17. Dédie casse

 

Intro diction top

Entre dans le temple des méditations morbides,
contemple l'autopsie d'un suicide. Trente explications d'exemples sordides.
Citations et samples sortis de l'imagination,
vaste matrice pas encore vide que la puissance dévastatrice des machinations oxyde.
Des destinations chaotiques et diverses substances narcotiques
expliquent l'averse d'offenses argotiques.
On lance une réplique en l'absence de controverse et d'optiques.
La technique est une gangrène, l'arithmétique mène au tranxsène,
les gens drainent tant de haine sans qu'ils ne comprennent.
Avant qu'ils n'en reviennent, à qui ils s'en prennent ?
Casses des briques comme ils te l'enseignent, c'est à cette vie qu'ils t'engrainent.
Que les amnésiques se renseignent, c'est dans le passé qu'est écrit ce qui t'enchaîne.
Ils te voilent la face d'office, la toile se tisse, nos fils finissent à poil au poste de police.
Ils font un squale d'un novice par entraînement.
Au moment propice, la loi altère le cours des événements.
C'est systématique, la loi des séries s'applique.
Dans un froid et des intempéries statiques,
la foi dépérit, tu sais ce qu'on dit, parfois on en guéri.
Pries, mais crois pas que tu seras exaucé.
T'as pas appris à causer, cries.
Adossé comme Kappa à ton opposé, tu t'assombris.

 

Amnésie top

T'as un plan, réfléchi afin que ton son inonde la décennie.
Ta marque de fabrique rétrécit, tu trafiques sur les ondes comme la cibi.
Ex-ennemi public numéro 1 comme la Libye,
t'as moins qu'un tome de textes, et au moins une tonne d'alibis
plus un staff juridique en habits gris à unique parti-pris : les sous à tout prix.
Ils t'agrafent en exposition, t'as pas de taf, en position d'ex-aequo.
Tu prends des baffes, tu y laisses gros si tu fais pas gaffe dans le rétro, dans le métro.
Tant d'escrocs en haut, tant de gens qui puent le superficiel dans des voies sans issue.
Leur univers te ficelle là où l'envie tue, y a plus un suicidaire fidèle.
C'est flou et ambigu, la vérité se situe au-delà des grands tissus audiovisuels.
Les bons comptes font les bons amis, si on te l'a dit sans opinel.
On se confronte au fait qu'on se trompe à mon avis ;
c'est officiel, chacun se remet à son compte
de la rue de Lagny à République pas à la Cour des Comptes.
C'est Sept plurisyllabique, élocution acrobatique.
T'as trop de sadiques qui voient Paris en safari - accroc tragique -
ils croient avoir un flow magique mais je revendique en terrain traumatique
un droit de savoir symptomatique.

Refrain :
La vie en cité urbaine combat l'amnésie.
La violence et les nécessités surprennent ceux qu'ont pas saisi.
Vous voulez des densités sur scène, allez-y.
La féodalité suprême pourri tout jusqu'en Malaisie.
La vie en cité urbaine combat l'amnésie.
La violence et les nécessités surprennent ceux qu'ont pas saisi.
Vous voulez des densités sur scène, allez-y.
Des moralités puritaines d'ici en Malaisie.

Le sens détermine les rimes, leur placement dresse un flow.
J'entends des flows qui riment sans sens que la presse et l'info encensent.
Respect aux jeunes talents quelle que soit leur provenance.
Les vrais sont ceux qui le font dans l'abstraction des convenances,
quand la passion se condense, sans qu'on pense avoir battu de score.
Même en ayant conscience d'avoir eu tort,
on se fout de ce que les cons dansent, on se lance sur les plus sales supports.
Y a moins de correspondances à Gare du Nord
que de merdes qui parlent plus fort derrière des gardes du corps.
Dans le rap y a trop de possees qui ne voient qu'eux même à l'échelle planétaire,
plus d'un rapia se dit aussi je t'aime devant ses relevés bancaires.
Précoces dans l'arène, même les boss passent le baptême des creux.
J'emploie des éléments, pas d'ornements mais des blasphèmes fiévreux.
Je déchaîne pas délibérément la haine des véreux
mais j'envoie énormément de MC à l'ANPE.

Refrain

Tu troques ton bloc pour un pav', ton épave pour un break.
T'es perrav mais tu te moques des loques, des caves qui se gavent encore de grecs.
Dès qu'on te marave, ils seront à l'orgue à tes obsèques,
t'es de la barbaque à la morgue et ils en stockent sec.
Star baraque sortie d'un sauna suant l'arnaque, puant le Rexona,
s'en alla dès que son Startak sonna. L'un s'actionna, l'autre s'emballa,
fini les virées à la Scala, c'est les Champs-Elysées à l'infini dans ce cas là.
T'as le tort d'être seul maître à bord dans tes vidéos,
mais t'es d'abord le seul à mettre à mort tes idéaux.
Prédicateur, t'aromatises ta grande bouche de vocalises si épicées que tes glandes se couchent.
Tes crédits d'acteur traumatisent les bandes vissées au banc de touche.
Ça fait des piges que tu t'intronises, que tu t'ériges,
que tu quantises le son pour le prestige,
mais ta civilisation laissera jamais aucun vestige.

Refrain

 

Vice étatique top

[Sept]
Les descentes c'est monnaie courante, les dépendances fréquentes, descendance mourante.
Substances et liqueurs décapantes tentent d'aliéner.
Six heures tapantes, alignés sous des bâches sur la pente, assignés aux taches les plus harassantes.
Esclaves de l'ère technique, pris dans l'enclave interethnique.
Avant qu'un père t'explique, un flic quitte son imper' et te nique.
Des voix cassées effleurent parfois des leurres, à la lueur glacée
la sueur et les pleurs suivent le même tracé vertical.
Encrassés jusqu'aux cervicales, la crise finance Byzance.
On brise un silence clérical, on sonorise, l'insistance lyricale on se l'autorise.
Assistance médicale, ils te lobotomisent ou ils te sodomisent.

[Iraka 20001]
Quand l'arc-boutement du corps et de l'âme ne forment qu'un,
au nom de ceux qui chaque soir s'endorment
sans qu'un espoir, aucun, n'absorbe la sueur de ces matins similaires depuis tant
et se répétant dans ce putain d'éreintant train-train.
C'est la course aux bénéfices du spéculateur
contre le chariot élévateur qui, entre l'intérimaire et le rêve s'immisce,
révélateur d'une différence de mode de vie, une différence de fiche de paye,
une différence de codes, une différence d'envie ; en bref,
une différence tout court, frère.
Et de par tout ce que ma salive soulève,
je ferai tout pour la faire ressortir.

Refrain :
Tes droits se figent face au grillage.
Des piges à l'étroit tassent ta clique.
La loi, dans quel sillage les kisdés l'appliquent ?
Le resquillage que les pistés pratiquent
voit l'occasion d'un quadrillage systématique.
Vision d'un maquillage du vice étatique.

[Sept]
Je crache ma déprime du haut des gouttières,
je lâche des rimes, chasse des primes sur toutes les cartes routières,
m'exprime comme un rat pris dans la souricière.
Série noire d'un soir de Sabbat, chasse aux sorcières, territoires en force hier
où le sort s'abat à coups de cabas dans des portières.
La résistance annonce un combat rance, viscéral,
prend l'apparence d'un minéral qu'on lance, réponse aux carences.
Un contrat au sens littéral, on se bat pour ce que des idées valent sans viser l'idéal,
les yeux mis-clos à tiser sous l'enclos de fil barbelés, à pactiser.
Plus d'un raclos s'est écorché vif, harcelé, forcenés martelés.
Sociétés secrètes morcelées décrètent des mots ensorcelés,
des crévés empiètent sur les barèmes encore scellés.
A la diète comme au carême,
des rapaces se prêtent à rêver à plus de cuisses qu'en comptent les harems,
plus de comptes en Suisse que le pape place de blasphèmes,
plus de manifestants sous la Seine qu'au temps du FLN,
plus de coups qu'ils en assènent.

[El Ness]
Qui, chaque fois, se situe au-dessus des lois ?
Qui se soucie des voix des gens comme toi et moi, qui ne croit qu'en soi ?
Qui ne voit qu'en toi celui qui vit dans l'oisiveté ?
Qui déçoit par ses choix les mêmes sournois
qui pointent de surcroît le doigt sur toi,
et de sang froid exploitent et s'octroient les mérites ?
Nous faisons malheureusement preuve de trop de naïveté.
Dur de garder un regard spirituel sur l'état actuel du pays dans lequel je vis.
J'écris et décris, en dépit de leurs cris, de leur mépris, leur arrogance,
cette ambition destructrice et leur vanité.
Le remord ne les supplicie guère,
leur principale préoccupation reste leur côte de popularité.
Les plus démunis composent, se consolent et consomment que le strict nécessaire.
Une vie caractérisée par trop de frugalité,
nous nous exprimons que par la brutalité.
Qu'ils aillent se faire… Non, non, non, sans vulgarité !
Chaque feu tricolore possède son sans-abri, maintenant, fric claqué dans l'armement bêtement.
Depuis près de vingt ans, l'Etat taxe le tabac et l'alcool
et mène des campagnes contre en même temps.
On manipule la justice, pour preuve l'immunité parlementaire,
trop de fois pris la main dedans : non exemplarité.
Il est nettement temps de clarifier, se reprendre sainement, que des têtes tombent réellement.
J'ai un pincement devant le grincement des gamins bafouant le règlement,
mais pleinement foi en eux et fermement décidé de trouver le moyen de s'élancer.
Haine compréhensible, à douze piges certains en ont vu plus que le doyen des français.

Refrain

 

Le mépris top

[Sept]
L'Histoire, plus j'y réfléchi plus l'espoir fléchit.
Ce soir, tu sors de boite avec ton égérie,
t'es guéri de ce que tu convoites, du fric, et celles qu'on doigte t'appellent chéri.
C'est lubrique mais bon soit, tu renchéries et les enflures attrapent des insomnies.
La censure pas abolie, ici la pointure habituelle malpolie accomplit son rituel sous les calomnies,
jets de cailloux, extirpe des raps de ses entrailles comme un jap des haïkus.
Ta vue défaille, t'as vu en braille je détaille tout.
Je dis version vaudou qu'ont ni la maille ni les mots doux,
les canailles mordent même la corde au cou.
Beaucoup t'assaillent, t'abordent au teau-cou
mais la plus hardcore racaille qui soit sur le panel arbore costards en soie ou tailleurs Chanel.
Praticiens au black tendance Jacques Médecin, tacticiens à 100 plaques chaque arnaque
pendant que ce mec sain d'esprit taxe un chargement mesquin ;
s'il est pris y a largement pas moyen qu'ils en relaxent un.
J'écris.

Refrain :
Au mépris des cris, en dépit des plaintes,
on décrit des vies dans des débris d'enceintes.
Nos empreintes dévient les craintes,
au mépris des cris et en dépit des plaintes.
"Dans mes yeux l'éclat vitreux, je matte l'état piteux des habitats miteux"

[Grems]
En dépit des cris, je me méfie des crises, écrase même si depuis petit t'écris.
Je décris des vies, tu niques ma mère mais va te faire, mon rap n'est pas un bras de fer.
Je ne représente pas la croix de fer donc à toi de faire la part des choses.
Pars faire un stage d'haltère lyricale, ici c'est ghetto inimitable
et quand tu pètes un câble tu n'as pas de frères.
Ta peau s'habitue aux hématomes que tu gagnes ou capitules,
montres que tu n'es pas si nul sinon c'est la zone qui te rattrape et c'est ça qui tue ton image.
Demande l'avis du lascar passé au stade de baltringue car il aime le travail assidu.
Il n'a pas de flingue, il n'est pas dingue mais bon,
il peut être très con et il préfère la bringue - il a raison.
Ses potos du hall le méprisent maintenant, lui qui avant pouvait dealer un 200.
Tu sais que c'est dans la nature de l'homme de mépriser son voisin.
Grems, le Sept, le Jouage, Hustla : le son des trois saints.

Refrain

[Sept]
Y a ceux qui débloquent, ceux qui en veulent.
T'as juste vécu à Benidorm, rajustes tes loques,
sans médocs seuls les cul-bénis dorment.
Ils gueulent depuis l'époque des écritures cunéiformes,
des bitures et des cris passés ou futurs rafistolés sans points de suture.
Au pied du mur l'alarme, t'as vite volé, enclin à l'usure.
Epié au grain, pas d'armes, la pisse collée aux chaussures.
Dédié aux poings, pas de pistolets aux ceintures,
des bribes d'esprits camisolés qu'on susurre, des scribes.
Les pointures aigries d'injures, flammes isolées qu'on dit impures, des dribbles écrits.
Des cibles à immoler qui se cament aux jointures,
quidams qui clament, ankylosés aux joints purs,
que pleins d'enculés payent au noir des clandestins qu'ils peuvent pas voir en peinture ;
les autres c'est cher, eux ils leur serrent la bride.
Exploitation des pères de poètes apatrides
qui se réfèrent à des prophètes et des terres arides,
pris dans un fluide glacé, les rides tracées à l'acide.

[Le Jouage]
Je retranscris les exposant de ruelles comme une galerie d'art,
mes textes transpirent la puanteur qui encrasse les façades des bâtiments.
Cette puanteur qui rempli le cœur des hommes d'émotions fortes,
elle qui est mienne et qui prend naissance depuis le seuil de ma porte.
C'est en tant qu'apprenti que j'avance dans la mesure
où je laisse mon empreinte dans ces ruelles aux mille et un faits divers.
Ces ruelles qui baignent dans cette atmosphère si particulière,
c'est peut-être ce qui fait qu'un étranger s'y sente si mal à l'aise, mais qu'importe.
Ma masse se fond dans l'inconnu, à la mesure des allées et venues,
une odeur impromptue exhume des trottoirs et obstrue mes voies respiratoires.
Est-ce le fruit de mon imagination ou bien ce clochard au loin qui tape la discute au trottoir,
ou bien cette carence en émotions fortes que cette banalité ne peut combler.
Faut surtout pas laisser le mal prendre racine sous peine de capituler.
Les rires, les larmes, les bains de joie se mélangent aux maux de tête,
aux cris, aux drames dans cette dramatique effervescence.

Refrain

 

Les règles de l'art top

2001, annexion totale des terres des miens par le Capital.
Sept, langue de crotale, l'injection radicale, l'inspection m'a dit "calles !"
A première impression, ces chiens parlent pas si mal,
louent des nurses pour raisons médicales, se vouent à des moeurs de cannibales.
On bascule sous la houlette des gars qu'on placarde aux élections,
des calculs signés Hewlett Packard à causer l'érection des cocardes.
A se poser des questions faut qu'on se rencarde.
Qui ils acculent, qui ils adulent au mausolée des sections-spéciales ?
On fabule pas sur les détections bestiales, même les crapules qu'ils ont dévastées chialent,
vieux - nique les antécédents, la domiciliation.
Dès que je sé-dan c'est des oscillations, les cieux y accèdant pendant qu'un tox quitte Nation.
Au sidaction, le sexe aidant, c'est l'accident par excédent d'intoxication.
L'occident, une oxydation et on sait ça sans prêtre et sans approximation,
c'est dans nos lettres de motivations, s'accoutumant aux traîtres et aux privations.
Là où tu mens, faut mettre tes mots en liquidation, les fluctuations,
tentations suicidaires de faire du gen-ar à l'intimidation,
pas dans les règles de l'art mais dans la tradition.

Refrain :
Cherche pas à plaire,
cherche pas à faire du gen-ar,
Cherche juste à faire du rap
dans les règles de l'art

Les médias servent de confessionnal, observes des concessions nationales.
On conteste à l'orale, des conditions anormales
qui empirent quand presque la totalité des émissions transpire l'aliénation morale.
On voit qui balance, pire que ce qu'y a au journal.
On s'inspire d'un fait divers qui tourne mal. Qui légifère et qui séjourne àl ?
Qui sait y faire né-tour son trou de balle ? Du nerf, du lourd, du brutal.
Misère oculaire, mental du plus vulgaire au plus dupèr qui a du faire dans son futal.
Une dérision sans optique super caricaturale.
L'adhésion d'un public qui coopère avec les plus sales,
télévisions grotesques critiquent nos fresques murales.
La division du fric s'opère sans péridurale.

Refrain

Je comble un vide avec un stylo bic
de trombes limpides, jamais à sec, de styles obliques tranchants à pèc',
un kilo de shit qui affecte les mauvais penchants du show biz - la secte de psychotiques.
Mais qui ils trompent ainsi d'un prix abject épisodique ?
Histoire du blanchiment méthodique des victoires de la musique,
des clips gentiment érotiques ; déclic entièrement lié au fric.
Pour néophytes, répliques d'enterrement et cliques sans serment.
Sincèrement, je m'explique pas comment ils paradent en public fièrement.
On verra dans trente ans qui vend sans se guérav en chantant,
qui va dans le mur en le sentant, qui ça censure en l'entendant,
qui ça rend dure, qui fera l'enflure en le tentant, quel est l'agent sûr, quel talent dur,
finalement quelle aventure finie salement,
qui spliffera dans l'air pure du périph en se concentrant sans ton consentement
pendant que tu kifferas l'envergure que l'argent procure quand on s'entend.

Refrain

 

Hip-Hop top

[Sept]
Je décale d'un cran tous les raps que je kick dans l'espace de l'instant où dérape le flic.
Ce que la presse classe un temps en rubrique faits-divers,
quand j'y reviens en public c'est ma thérapeutique en séminaire.
Les plus déloyaux durent, on crache nos boyaux sur les planches,
on lâche des joyaux pures à des tranches horaires plus qu'étanches.
Chancelant, j'entends ce que mes gars mixent THC dans le sang
et franchement, sans son THX ça met dans le vent.
Concentré sur les couplets, l'élocution et la rythmique,
je comprends que c'est pure quand on écoute les pires des productions mythiques.
Fixant les murs qui coulaient sous les bombes avant que les couperets tombent,
les gosses des fous les plombent, si précoces ils ont tous des tombes.
Je compte mes certitudes sur les doigts de la main,
je me rends compte que dans un désert titubent mes choix de gamin,
qu'un jet d'encre atténue le mal quand les vrais cancres relatent les rues sales.
Les jurys des MJC pètent les watts en arbitrant les dates
où s'injurient des aspirants qui se tirent dans les pattes.
Des rues qui voient sé-pa des habitants s'abritant de peur qu'on les gratte.
Des tueries de voix sé-cas visant des choix inadéquates.
On aime quand le fond du climat est moite.
On prend un bon thème et on le tue sur un son cru si ça déboîte.

Pour me détendre je mélange du shit tendre avec un bout de clope
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Des fois je me dis D'oz, faut que tu ouvres un coffee shop,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Peut-être qu'un jour je vais sûrement arrêter de shrob,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Je rentrerai peut-être dans des soirées snobes,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.

[D'Oz]
T'imagines si cette culture avais pas existé,
qu'est-ce qui me pousserai tous les jours à persister, me donnerai le pouvoir de résister ?
Quand je l'ai connue j'ai même pas hésité une seconde,
depuis elle à pris de l'ampleur façon obésité sur les ondes,
la presse, ton petit écran, dans les tèc' et même chez ceux qui ont des francs.
Elle a évité de nombreuses fois qu'on se fasse rèss adolescents.
Période de détresse, devenir grand mais surtout quelqu'un, ça me déstresse,
m'employer à fond pour pas se noyer, toucher le fond dans ce fittigra sur train.
De quoi ça me gratifie ? Pas de tourner en rond comme ces beaufs à la con,
j'aurais pu t'écrire un bouquin tellement l'intégrale de mes textes est long.
Un de ces kifs, n'importe quel prétexte est bon,
l'expérience acquise m'a persuadé de pas gâcher le don,
dissuadé de lâcher le son. Répèts', concerts, studios,
délires en improvisation déconcertants.

[Sept]
L'écriture, quand mes choix se tiennent des voix me viennent dans mon sang, c'est la troisième.
Dans ce dévouement y a un blasphème émouvant.
N'éprouvant pas de peine en découvrant chaque thème déroutant,
n'écoutant que ma reine mais se foutant de la crème c'est dégouttant.
Je retranscris des visions d'au-delà de l'imagination ;
je brandis la dérision face à la fraude, la machination.
Le rap, une addiction et on sait qui se tape l'addition,
qui s'échappe dans la fiction, passe l'étape de sa condition.
On dessape la réalité, passe les caps de la dualité.
Je suis pas de ces rentiers de la guerre,
quitte à en chier, à le faire sans que mes francs chez un banquier macèrent,
sans dentier diamantaire, j'adhère au sentier amère.
Le temps altère ce qui est superflu, ce qui est grand paraît minuscule.
Mandataires des causes perdues agglutinés en groupuscules,
trois illuminés sous perfu, lampadaires dans le crépuscule.
Sur des airs funéraires la lune éclaire nos majuscules.

Je me sers du shit comme d'un médoc, sans concerts, sans musique je débloque
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Je lâche rien comme Efay avec l'antidote, en chien quand certains gens pivotent,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
C'est pas du Moët que je sirote ni une Corvette que je pilote,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Y a peu de convictions solides comme des rocs, de sanctions abolies dans cette époque,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.

[D'Oz]
Nos vers représentent un témoignage, une trace,
juste un esprit sur une page tenace comme l'encre indélébile.
Des cancres sortent les bics, puis en indé des vinyles
que tu mets dans tes bacs et sur tes Technics - tactiques de collectionneurs.
Je pose sur de mystiques rythmiques, de ce qu'on appelle un confectionneur
d'ambiances cosmiques comme j'affectionne.
Mes synapses se bouchent mais mes neurones
fonctionnent dès que je touche la plume, question d'honneur.
Crache les cartouches, atteinte aux bonnes mœurs,
j'apporte ma touche, qu'importe l'humeur, t'as vu.
Je me sers uniquement du peu que j'ai, ce truc qui te prend aux viscères,
que je communique au public en train de bouger loin du commissaire,
de ceux qui te filent des TIG genre obligé de casser des pierres.
C'est fini l'esclavagisme, les méthodes employées
lors des périodes de fascisme qui en ont envoyé trop au cimetière.
C'est le temps de la révolte, de modifier le mécanisme,
le temps de la récolte, fuyant les flics en hélico de John Holt.

Je veux m'offrir le pouvoir d'exercer pour voir, sortir et percer,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Voir les valeurs s'inverser et revoir celles qu'on va leur verser,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Déjà que je suis triste quand je les vois tous faire plein de drops,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.
Je pourrai leur montrer le flow qui les fait tomber en syncope,
mais je serai déprimé si pour m'exprimer j'avais pas le hip-hop.

 

Ego sans trique top

[Sept]
On croirait que je débute, je porte ni Lacoste ni Helly Hansen.
Jamais des putes si fortes m'accostent, ni dans la vie ni en scène,
et je mâche mes mots, lâche un égo sans trique.
Soundclash de péquenots en slip, une démo aussi falsh qu'un bédo sans shit.
Y a pas une go que je né-co,
dans le clip je trash davantage qu'un technophage qui a bégo cent trips avant l'âge.
Comprends l'outrage qu'exprime ce oid.
On te rend l'ouvrage en rimes froides quand ton clan rend fou de rage le grims squad.
Si tu m'aperçois sur la chaussée que j'arpente,
rappelles toi que je suis un kecé de la trempe des gars sur qui a pesée l'attente.
Les même sujets creusés à trente,
si t'as plus de jets appelle moi Ptesay la crampe.

Refrain :
Je me la conte-ra sous protection, mon addiction, les contradictions,
mais je laisse béton dès les prémices d'une première friction.
Mon business le son, mon contrat mon obsession.
Béton et science fiction sans restriction.

[Sept]
Je renais de mes cendres carbonisé, pour me vendre faut m'harmoniser.
Je me fais descendre pour me faire entendre.
J'ai pas le Colisée, je veux bien m'étendre et m'alcooliser,
de toute façon je suis bon qu'à pendre, répandre un son de carreaux brisés.
Je suis diabolisé, je ponds un pavé sous les moqueries, nom et sillons gravés au gré des loteries.
Quitte à m'entraver je dis Ave, au tri, dépravé, je suis pas lavé mais j'ai ma verroterie.
J'ai cavalé pour te faire avaler toutes mes sauteries.
Maudissez celui qui est pris de court,
de choriste à l'improviste son odyssée suit le court d'un morceau soliste.
Parfois un MC canne, les DJs ricanent ;
pour ceux qui chicanent j'ai un briquet et un jerrican.
Ils se tondent le crâne avec une discipline militaire,
nous on s'inonde les membranes quand on sonde dix piscines similaires.
Y a ceux qui fondent face aux prothèses mammaires en silicone,
moi c'est l'immonde qui proteste sa mère pour un mini cône.

[Rhaptaman]
Dans le rap que des chauves, on dirait qu'ils ont tous la calvitie.
Laisse-moi rire - ah ah – je vais aux WC.
Petite frappe, c'est rhaptaman qui rappe,
écarte toi car si je t'attrape tu manges ta tarte, sale môme.

Refrain

[Sept]
Je prends chacune de mes rimes pour parole d'évangile.
Soit disant à la une des crimes, je cours pas roder en ville.
J'ai tant de lacunes que je m'escrime à marmonner dans le style
"prends la thune keumè, frimes, tout va rouler tranquille".
Toucher dans le mille, c'est ça mon ambition.
Sur les rattes, en mission, je vais me coucher avec mon sans-fil et je gratte mes champignons.
Camilo et Sept, des types pervers comme Milo Berger et Eric Meltzer.
On accélère ta digestion pire qu'Alka Seltzer.
Aussi populaires qu'une maladie cardio-vasculaire,
chaque samedi au Barrio les ménagères aux chariots brassent plus d'air.
Et sur la 6, la meuf l'a dit, ils ont cru en mon charisme.
Des pures caprices de Puff Daddy aussi faux que Biggie sans son strabisme.
Les sottes dégustent, est-ce par manie ou par machisme ?
Quand je les menotte à leur caddies c'est juste par sadisme.
Ma mythomanie frise le ridicule, pour épater la galerie et pas que les gals rient j'ai mis dix pulls.
Ma discographie brise ceux qui simulent
mais j'ai passé ma sale vie à masquer les craris que je dissimule.

Refrain

[Rhaptaman]
Quand je pleure c'est que quand y a les lacrymogènes.
Attends bâtard, on va voir s'ils aiment,
et je kick sa race même dans le fourgon de CRS si y a la sirène.
Je vais faire un tour, après je te thten.
Rhaptaman s'amène, normal, ici tu sais très bien que l'escroquerie c'est son domaine,
et là je te vois avec la gueule que t'as déjà ;
il faut que je t'endorme toi et ta rhamja.

 

Dans un désert top

Je compte mes certitudes sur les doigts de la main,
je me rends compte que dans un désert titubent mes choix de gamin.

Je rappe car ça m'a heurté les tympans, pas pour flirter tout en grimpant.
Ils changent une passion en promotion en l'esquintant.
Pour un concert lointain, moyen de locomotion : la fraude à plein temps.
J'espère aucun disque d'émeraude même dans vingt ans ;
les voix ils les aiment chaudes, les artistes pimpants.
En feintant là où le risque et le dilemme rodent j'échafaude un plan,
j'envoie ricocher mes rimes dans des crevasses auditives, le néant.
J'en vois empocher des primes sans qu'un crevard se motive en créant,
des fainéants avancent à pas de géants.
La patience n'a pas de cadence,
pour un suppléant y a un parrain de major qui réitère des réticences,
et un par un ça ressort - c'est le ministère de la démence.
Il sert tellement de miss France qu'il perd les distances,
vipère majoritaire chez le disquaire, il gère les licences,
il flaire les grandes cheubs qui se lancent et se fient aux initiales des prompteurs,
finance les médisances du club dominical des tombeurs.
D'Universal à Capitol, les talents forment des queues,
y a pas d'idole équivalant à une somme si énorme chez eux.
C'est vrai que du hip-hop, maintenant, même des flics en écoutent.
Si ils te chopent, jamais ils t'expliquent mais ils t'en dégouttent.

Je compte mes certitudes sur les doigts de la main,
je me rends compte que dans un désert titubent mes choix de gamin.

 

Nécropole top

J'alimente pas la paranoïa, je plante des vérités.
Là où l'Etat cimente y a tant de sévérité,
tant d'exodes, quasi autant d'aspérités que d'espérances.
Quand les méthodes de la Stasi remplacent l'équité ils baisent tes chances,
t'obéis ou c'est des claques - pour que ça se détraque y a pas les masses requises.
Trop de pays, comme des tracks, qu'ils masterisent.
La BAC est de plus en plus pesante, les gars se le disent : "objection".
Si tu penses péter la baraque retentes à quatre reprises.
Les obsessions augmentent, dépossession de nos plantes,
des progressions trop lentes dans les entreprises.
L'échec tue, trop effectuent des travaux de rue ou de fabrication.
Classification absolue suivant la peau plus que les qualifications.
Nation de faux-culs, c'est pas une révélation.
T'as trop vu d'exactions, dis toi que t'es pas au-dessus de la mystification.
Ta vocation : faire appliquer la consigne,
consolation d'un salaire à se piquer qui tient en onze lignes.
Y a la manière, les usages, peu en resteront dignes.
La lumière dans le visage, c'est des yeux qu'on cligne et rien n'est négligé,
la fin des morts agit en chantage.
Rien ne pourrait maîtriser une hémorragie de dix ans d'âge, laisse pisser.
Deux mille ans de rage après J.C., des mises en cage, plus ça passe plus le conflit s'engage.
T'as pas vu que sur ta face ils ont mis le bandage, non ?
Je t'en dis pas davantage. Camilo, Rymkha, Faro, Sept,
s'il le faut on chie cent pages.

Refrain :
Nécropole,
cité des ombres où l'opacité et le règne des nombres
atteignent des mentalités en décombres.

Prise de conscience, sous la lune pâle des loups brisent ta confiance,
tu te fous une balle ou t'avances. Les sous maîtrisent la science,
tu déjoues les crises et la cadence subliminale ou tu te balances.
Tu vis si mal une décadence plus que minimale,
la survie lie chacune des croissances à des tueries tribales.
A la merci des croyances locales, averti par des violences vocales ou physiques,
asservi par les instances hexagonales pourries de fric.
Délinquance politico-juridique, c'est ce que dit Yafa : "Qu'ils se niquent !"
La foule est plus passive que pacifique, y a déjà urgence éducative.
En l'occurrence, on se fout des statistiques,
la résurgence des haines est plus massive dans un état critique.
C'est pas les jeunes qui sont indécents mais vos pratiques.
L'Etat déjeune avec des dirigeants peu démocratiques
qui savent que le feu et les caves ont des effets traumatiques :
picrave d'automatiques et trafic d'esclaves pour nos fabriques.

Refrain

Je transforme mes lives en nécropole tant le fond et la forme en ont accablés.
Par rapport à la norme, c'est pas sur ça qu'une major va tabler.
Flow chloroforme, faut que le côté rétro colle à ce marché.
Au-dessus du métro : le sol, au-dessous : des macchabées.
J'invoque pas d'âmes damnées mais leur passé hante mes pensées.
Avocat du diable, affamé de phrases pesantes fiables et sensées.
Sur une pente aux bases friables on est lancés,
ceux qui la tentent à l'amiable se font distancer.
Combien de sacrifices pour n'avancer que d'un millimètre ?
Combien ont péri avant l'armistice ?
Une série de coups et de cris, un suivi de lettres comme un fruit qui veut naître.
Les uns s'enlisent dans le crime, le viol, ou l'obscurantisme.
Instruit qui peut l'être, d'autres savent que ce que les séries en disent…
En prime, au vitriol des agents brisent les élans d'activisme.
Impossible pour vos cibles d'abdiquer, quitte à se niquer, pas de civisme.
Les solutions plausibles : l'évolution ou l'arrivisme.

Refrain

 

Noy-otage top

[Sept]
Une discipline sonore qui souffre d'absentéisme ;
y compris celui qui chine au bord du gouffre attend le séisme,
un bruit pour broyer autre chose que du noir avant qu'on canne.
La nuit fait tournoyer trop de névroses et d'histoires dans mon crâne.
J'entends des écorchés aboyer sur des sons calmes,
tentant de les torcher sans se noyer : aucun n'ont de palme du mérite.
Exclure les pros c'est dur, épure tes procédures
et médite à un procédé lyrical de raquer tes procès verbaux,
à posséder un moyen qui se vale d'accès au cerveau,
y poser des empreintes digitales.
Une mélancolie virale attrapée au berceau
pendant que t'es dans les Folies Pigalle à rapper trop perso.
Je repars au taf, les étoiles guident ma trajectoire,
mes paragraphes dévoilent pourquoi ils dilapident un tas d'espoirs.
Un destin si rapide impossible à prévoir, à les voir mis en pyramides,
se pousser pour se mouvoir, accessoires d'un empire avide de tous ces pouvoirs.
On dit qu'il faut en vouloir, je me dis que j'ai pas envie de ce foutoir -
ils laissent pas d'empreintes.
Plus on se perd moins on conspire.
Qui percera l'enceinte sans se fonsdère avant qu'on se tire ?

Refrain :
On lâche rien, on se crève à la tache.
La nuit on noircit des calepins et chaque matin on se lève à l'arrache.
Malgré un rap noyauté et des conditions inférieures
on garde le cap par loyauté à des convictions intérieures.

[Ki Lab]
C'est clair, ça me chagrine de voir des MCs qui rêvent de faire platine
alors que leurs vers patinent sur des disques Verbatim.
Avec l'envie, je trime, de voir un jour les miens en vitrine,
que les Didiers l'écoutent sur leur chères platines.
Face à ta dream team de travs sans trêve,
mon équipe de crèvs trime grave. Quoi ? des rimes grasses qui hantent tes rêves.
Friands de ces matières friables,
on passe des soirées interminables à se mettre minables pour chercher vers, syllabes.
Indésirables même si nos yeuzes grossis,
les poches creuses on livre quand même de copieuses copies
qui enivrent les gastronomes de poésie urbaine,
et comme notre prose est si humaine elle touche tout le monde.
On fait tout pour se fondre dans la masse mais notre avenir est toujours sombre.
Tous se foutent dans le sas à coups de shlass, on se fraye un chemin,
le coup de grâce on verra demain.
Le manque de sommeil fait que quand le soleil se lève,
de ma chambre la lumière s'éteint.

Refrain

[Sept]
Des paroles en l'air et une image codifiée -
pas de commentaires sur les habillages modifiés.
Les mégapoles enterrent des visages momifiés, peu d'équaliseurs s'affolent.
Bagnoles et synthétiseurs, le pactole esquinte les tiseurs qui racolent.
Les maquettes maison accouchées dans l'effort sont sans ampleur,
des gars jettent des sons à coucher dehors dans des sampleurs.
Inutile d'épingler d'étiquettes à des vers si subtiles.
Des cinglés des disquettes et des disques
déterrent des mélodies, les dépoussièrent et les estropient.
Elles réexistent, on est tous fiers quand on les copie,
y a des pistes mais pas un n'est sorti.
Y a de quoi trasher, ça persiste, autant dire à un trapéziste de lâcher
tant que mes bras résistent.
Nique les affairistes du marché, les carences des playlists,
l'alliance des carriéristes.
A toute épreuve, j'avance à contre courant mais y a tous les fleuves à passer,
plus patient qu'un enfant qui veut une poupée neuve à casser,
si autant de couplets pleuvent.
Les poulets peuvent tabasser des innocents, c'est clair,
le gouvernement se fout des preuves amassées.
Faudrait faire reculer les échéances,
déplaire aux enculés sans embrasser la déchéance.

[Iraka 20001]
Voilà une minute de brut pour ton âme,
du condensé de type sous pression qui à coups de Kalam sur papyrus calme ses émotions,
s'amuse avec les mots tentant de leur donner sens et intonation.
Je dis pas que j'y arrive tout le temps
mais chaque nouvelle élaboration m'apprend à ce que je sois à cran ou en gravitation.
C'est vrai que le rap me prend pas mal de mon temps de vie,
après c'est question de choix à faire ou pas.
Là je t'en parle en jouant les sûr-de-moi,
mais en fait je prie avec au bout l'espoir de pas me planter.
C'est bien sympa de chanter
mais faudra bien que mes enfants se nourrissent,
s'habillent, dorment et aillent à l'école en bonne santé ;
et ça sans franc tu l'as pas.

Refrain

[User]
Au réveil je suis plein d'espoir, plein de power,
plein de projets en tête, plein de personnes à contacter, plein de raps à écrire.
Mais en fait les jours se répètent, c'est toujours le même aboutissement,
l'impression de stagner. faire aller mais faut faire avec,
les prises de tête marquent un quotidien mouvementé
car bien trop souvent je ris pour ne pas pleurer.
Faut pas se leurrer, je n'ai pas à me plaindre car chez moi tout va bien,
c'est pas pour ça que quand je sors je ne vois rien.
Ça fait longtemps que nos oeillères ont sauté, comprends bien :
la rage au ventre je l'ai plus qu'hier mais bien moins que demain.
Pourtant j'essaie de positiver car quand la haine m'imprègne je sais plus où je vais,
j'ai juste envie de cramer le système
et je sais que c'est une réaction primaire sous l'excès de colère.
Demande à Mamère pourquoi y a pas qu'à Bègles qu'on nique sa mère !
Y a tant de raisons de pèter les plombs, de sortir de ses gongs
quand tous les jours on nous prend pour des cons.
Amer est le goût de la défaite, je reste positif, explosif comme une bombe.

[Iraka 20001]
Ça fait 1, 2, 3, 4, 5, 6, c'est Sept et Irakette sur maquette piratable.
Nos dires accablent en fait ceux qui, sans quête,
s'attardent à bavarder sans être et s'empêtrent dans des philosophies de vie bâtardes.
Et là pour le coup c'est bien plus que nos blazes que l'on placarde ;
primo parce qu'on s'entête, secundo parce qu'on te rencarde d'ici cinq ans,
quand leurs peuras peu convaincants seront esquintés.
La mode ne dure qu'un temps
et contrairement aux éreintés de la rime que nous semblons être,
il me semble qu'ils trichent
quand ils te disent ce qu'ils ressentent en assemblant ces lettres, ces cons.

Refrain

 

Pièces à convictions top

[Sept]
Un tas de gens plient péniblement sous le poids des croix et des peines,
impatients de vivre paisiblement - l'argent a terriblement fait des siennes.
Ils croient diriger librement leurs choix mais des lois les détiennent.
Visiblement, là où cesse le droit le monde baisse ses persiennes.
Et si je te mens, t'entendras ma voix sur les ondes hertziennes.
Des briseurs de rêves t'asphyxient, aiguiseurs de grèves et aiguilleurs crèvent dans le trafic.
Si tu survis à leurs cris c'est que tu dis pas non quand on t'a dit que si
la combativité sous le plastron se raréfie,
incompatibilité, quand la glace rompt c'est les cars de képis.
Poursuis ton activité, essuie l'affront par défi,
tant qu'ils nous la feront et que l'Etat détruira l'art qu'on apprécie,
tant qu'on réduira ce récit à des facéties sans espoir précis.

[El Ness]
Mais qu'est-ce qui pousse chacun d'entre nous à rendre le mal par le mal ?
Pourquoi trahir ? Savoir aimer c'est savoir haïr.
Pourquoi de sombres pensées se laisser envahir,
dur de s'ébahir encore devant un phénomène paranormal.
Descendance blasée, navrée, lassée de s'écraser, tous veulent se caser, se placer -
dur quand le taf devient aussi rare qu'une parabole ovale.
Les chiffres disent le contraire mais les nouveaux boss ont les boîtes intérimaires,
eux seuls tranchent et délibèrent.
Peu solidaires, on se prépare à un bel hiver,
à une terrible ère comme un vétérinaire devant une intervention chirurgicale humaine,
on se pointe aux mailles inaptes. Joint sur joint by night,
on squatte le mic et jacte des heures sur ce qui se passe ou qui s'est passé hier,
près d'ici ou ailleurs, qui n'a suscité que deux lignes dans les faits divers.
Tous manipulés, acidulée mais mal diluée la pilule qu'ils ont attribué.
Habitués à tituber, on se contente d'être assis sur des sièges éjectables.
Dur de rester une personne respectable.

Refrain :
Interminablement traité en fonction de ton faciès ou de ta condition,
chaque situation devient véritablement une pièce à conviction.
Planqués sur des positions derrière les herses de leurs forteresses,
l'omerta perverse s'exerce là où les forts se dressent.

[El Ness]
J'avoue avoir du mal à trouver chez ces vieux débris de l'Assemblée un fragment d'humanité.
Marqués comme les bras d'un tox, on ne distingue plus l'info de l'intox.
Nos récits ne sont que le triste reflet de cette dure réalité.
Assis dans leur confort, il leur est facile de nous parler d'égalité.
Voies de garage, vols à l'étalage, braquages :
un décalage, un clivage entre la masse et la soi disant élite politicienne.
Je fais déballage de ce dont on a hérité,
certains sur l'échelle du déraisonnable créent des secousses violentes.
Incarcérations répétitives, d'ici à ce qu'ils sortent de taule les condés armés à bloc
feront leurs rondes à bord de grandes soucoupes volantes.
La justice est dépassée mais surtout trop lente,
plus le temps de rêvasser, le but est de brasser, amasser les liasses ;
pour ça les jeunes s'occupent de vendre.

[Sept]
C'est l'histoire d'une accumulation routinière d'abus dans les cellules,
de l'humiliation en situation irrégulière ou - quand t'es crédule -
les viols de clandés dans la souricière, c'est véridique.
Y a que ça qui les fait bander derrière le tiercé et l'esprit de flic,
ils se disent qu'ils l'ont puni et que ça lui servira de leçon.
Ils brisent du noir mais pas l'espoir et ceux qui l'ont fait le refont.
Ils civilisent comme les Etats-Unis à coups de peupom,
à coups de queue ou à coups de fusil, aussi belliqueux que le Front
ils s'épanouissent en souillant l'existence des plus faibles.
Leurs rêves de dominance s'évanouissent en fouillant leur enfance de shbebs.
Des lâches qui se lâchent à plusieurs sur une mineure,
qui savatent des voleurs de trouille de se rabattre sur des surineurs.
Comptes pas sur ces fripouilles pour draper ta dépouille, ils ont ni de couilles ni d'honneur,
nés pour chlaper les crouilles et les comploteurs.
Hémorragies en cascades et sauvagerie sous la façade,
la nostalgie, camarade, c'est ton moteur.
T'as trop dit de salades, trop sali de bonheurs.
Pas d'anomalies à la parade, tortionnaire à Bagdad, mercenaire en Somalie, rarement chômeur.
C'est Sept, El Ness, Kroniker, prends un aspégic et déstresses.
Description authentique des plus pathétiques cons de cette espèce.
Bienvenue en Occident, terre du respect des espèces,
écarte bien le cul, les têtes se baissent.
On avance plus, on régresse.

Refrain

 

La logique du chrono top

Mes parents m'élevèrent comme un monolithe.
Un morceau de shit, des vers et une sono,
je quitte en un éclair ces terres de pronostiques où se fédèrent les pires sodomites.
On est guère que des prototypes qui gèrent les mots trop vite
et jettent des pierres aux maudites carrières de ces sphères économiques.
Ils versent aux hommes, pour tout salaire, des sommes trop modiques.
Des vies à l'acide caustique, eux s'adonnent au ski nautique vers Moskito Creek,
fanfaronnent à Mexico sous les xylos pendant que des toxicos se piquent sur toute la planisphère.
Desserre les maxillaires, faut se satisfaire de ne pas s'y faire.
Une sale manie se perd mais crier ça détend et ça libère,
et quand il s'agit de guerre, mauvais temps pour les Béliers comme les Sagittaires.
Des claques s'abattent, la malchatte frappe, on croit qu'on passera le cap.
Seuls les cracks s'adaptent avant que les têtes des gars ne captent que les dettes les rattrapent.
Comme Cassius Clay dit c'est le casus belli,
le moindre lapsus sévit pendant les guerres.
Dans le désert même le cactus périt,
tout s'éclaire quand t'assistes aux abus et que t'as déjà vu ce mépris.
Les fascistes te feraient taire pour ce que t'as juste écrit,
et si tu te laisses faire c'est vers ton anus que les phallus dévient.

Refrain :
C'est chronologique, ce qui nous flingue : la logique du chrono.
C'est le règne des dingues, la jungle et les coloniaux niquent les masses
qui s'opposent aux broliks.
Les faces s'éteignent quand on les épinglent aux portiques
et craignent l'optique, qu'on passe du stéréophonique à du mono.

Ces cons n'existent que pour une raison, à travers ce qu'ils percevront de traites.
Nique sa mère ! Ils ont des vies tristes comme des maisons de retraite.
On n'a pas trente-huit pistes, ce qu'on a on se le prête.
Je remet à la page arrivistes et marchands des quatre saisons,
je regrette ni hardos ni hardeurs, pourtant on a la rage comme à Davos et l'ardeur.
On rentre ni en tacos ni en débardeur.
Assos' griffonnés au marqueur qui tirent sur un spliff tous les quarts d'heure.
On prend du recul et on se rend à l'évidence : y a que l'argent qui circule librement.
Mais on sent pas de réticences, réduisant bigrement les distances,
certains à des silences d'autres à un statut d'éminence de pacotille.
Depuis la chute du marteau et de la faucille chacun sa lutte.
Ils emménagent un cachot si les barreaux brillent.
A trop causer tu finis littéralement explosé,
les plus exposés traînent un passé salement névrosé.
Pour avancer faut composer avec des gens aux tracés diamétralement opposés.

Refrain

Personne là-haut pour répondre à l'appel.
J'annonce le chaos comme les caravelles avancent en parallèle,
telles des corps en partance pour la chapelle.
Le décor : une toile crado, pas une aquarelle
que je peins avec un style aride et trop sec comme le désert de Gobie.
Dans nos villes et dans vos pays, ils serrent la bride à laquelle t'obéis,
les esprits déconnectent ou s'atrophient dans la mélancolie.
Maintenant tu sais quelle est ta phobie, méfaits et calomnies.
Faut enlever la haine comme Efay et N.o.b, Fudge, Jey, Ki lab, Sir yu,
Le jouage, Steady et Mjm qui dissèquent les séquences au millième de millimètre.
Mais comment s'explique l'espérance, qui dit de s'y mettre ?
Nique les carences et les simili maîtres,
on ne croit qu'à la voie d'êtres droits, ni à la chance ni à la loi du sceptre.
Cet Etat qui s'appelle la France, nos ancêtres ont vu la milice y naître.
On s'enlise, tous perdants à chaque fois que l'un des camps brûle.
Même sous emprise on les encule,
je vandalise leurs parois avec ma voix en guise de préambule.

 

Spirale de l'escalade top

[Grems]
Le mec est mal dans sa peau mais pas con à la base.
Plus qu'une paraphrase à son égard : sa tête une prison, Alcatraz ;
s'il s'échappe ses nerfs le pourchassent à la trace.
C'est pour ça qu'il est à la masse, ça se voit à sa face mais crois pas qu'il s'en bat la race.
Dans ce monde il pense qu'il n'a pas sa place, qu'on aime pas sa face.
Sa parano est une menace pour lui, c'est ça la crasse et ça l'agace.
Et il a pas la grâce de dieu sous ses nerfs, il agresse deux vieux,
pense que c'est normal devant un psy, lui répond : "Eh ! J'suis pas stress, monsieur."
Jamais il ne s'est remis en question, c'est un gars borné
qui laisse une sale impression d'oppression, qu'on peut pas aborder.
A portée de main, il a la solution et il préfère se vénèr, putain,
en pensant que tu vas lui pardonner demain mais y a pas moyen.
Il fout rien pour arranger ça, par la suite il se retrouve seul, tout le monde tape la fuite.
Il en est à la cuite tous les soirs, c'est solitude et déprime, c'est chaud.
C'est la vie mais c'est trop gros à supporter, besoin de psychothérapie.

[Sept]
En cédant à l'explosion psychique il perd toute notion de limite.
L'émotion libère un déferlement d'énervement physique.
Si vite, il désespère devant l'instant critique, s'irrite,
laisse faire le temps mais milite fermement contre l'internement clinique.
Il ne parvient pas à canaliser ses pulsions
même si ça revient à banaliser l'effusion d'hémoglobine.
Aucun praticien ne devrait pourtant analyser que l'ego domine,
souffrant de contusions mentales pas anodines sacralisées sur des bobines.
Il fout le camp dans des convulsions de paralysé sans morphine,
et provoque tout ce boucan en guise d'alarme à tout bout de champ,
s'acharne. Electrochoc, n'écoutant que sa hantise dans le vacarme.
Au-delà de la marge il ramage même en écrivant,
dérivant parmi des vivants qu'on décime en bas-âge dans le ciment,
esquivant les barrages ciblant suivant le marquage et réprimant.
La rage l'enivre en le privant. suivre un message efficacement,
il met l'usage au défi, passant d'un enfumage à haut-débit au chaos des cris cassants,
personnifiant un débris des vies aigries dans ce paysage angoissant.

Refrain :
A la moindre incartade ça recommence,
sa façade éclate comme du cristal.
La violence des actes en cascade
fracasse les strates de la spirale de l'escalade.

[Grems]
Il réagit au quart de tour, te traite de bâtard puis part se mettre à l'écart.
Pour ce gars à part il n'y a pas de recours.
Il ne reçoit peut-être pas assez d'amour.
Il se frappe, il se met des coups de matraque,
il se matte même pas dans la glace. Je crois que ce gars craque.

[Sept]
En combat contre son double interne,
ses constats se troublent quand son instinct le cerne.
Son bras se courbe, ses poings se ferment, son regard devient terne.
Sa conscience reste sourde, rien ne germe.
L'ambiance paraît si lourde mais se modifie nette,
merde, faut qu'il y mette un terme.

[Grems]
Lui seul le sait, l'effort doit venir de sa fierté, de son esprit fermé.
Il faut qu'il admette ses torts, c'est mort s'il persiste dans cette escalade.
Il pourrait délirer mais tout le monde s'en fout, les gens le laissent malade.

[Sept]
Des mecs s'accrochent et partent pour une fausse note tellement ils déboîtent.
Dès que ça cloche, des potes s'écartent ou se décrochent des droites sèchement.
Ils débattent, pètent les watts gâchant tout le reste,
sachant pas jusqu'où teste, crachant sur ce qui les éclate par amour propre,
s'arrachant juste pour le geste.

Refrain

 

Trois crevards top

[Sept]
Je suis peut-être un crèv', miss,
mais mon unique requête c'est qu'une trêve brise le glaive en guise d'interstice.
Plus je te guette plus mes rêves se tissent de câlins au parfum de levrette exquise,
en secrètes perquises afin que sous tes lèvres mon index glisse.
Mais le matin m'enlève à un délice mièvre et me jette dans un tel vice
que s'il advient que je te lève à la fin et que ton imper' crisse,
rends moi un service, prends un air peace si ça devient malsain à moins que tu me l'interdises.
Dans ce cas, reçois mes plus sincères bises
mais crains ma traîtrise et retiens pour le prochain ce que plein de mères disent.
Cherche un copain qui revient de l'église, qui ait un lopin de terre prises, un gros train de vie.
Et pour bien faire, si son baratin se précise, pour qu'il insiste un zeste, crise et reste indécise.
En attendant j'expertise, inspecte, vise et ne fais pas semblant par le biais d'infectes mises
de prétendants qui te méprisent et que seuls quelques moyens déguisent.

Refrain :
On est de ces crèvs que tu ne calcules pas,
on basculeras pas dans tes choix de pulcra.
On sait que la vie est brève, que le tri se fera sur le tas,
mais à part des rêves y a plus que ça.

[Bilen]
Plein de parano mais elle est où notre part à nous ?
On parle à vous dans un travail permanent. Apparemment,
ces gens voient en nous des garnements mais je garde mon calme, regarde ce monde infâme.
J'ai côtoyé ce côté immonde plein de shit, de came et de houane,
pourtant j'ai essayé d'être sur le bon trajet mis à part le shit et le sky.
La bave aux lèvres, pris par leur défonce et mon quotidien, les alentours, je te dénonce ;
fini le temps où l'innocence m'aveuglait.
J'ai démasqué les bons, les mauvais, compris qu'ici c'est tout pour les lovés.
Business, scooters, postes, VTT.
Un receleur en bas de cette cité y sert, à rester des heures parler d'avenir et de bonheur,
à être bonard auprès de ma douceur
sans me demander ce qui se passera d'ici ces vingt-quatre heures.
Wooo, j'écris peu, je flippe devant cette feuille blanche.
J'ai la rime, le flow, le beat, tout pour que la foule se déhanche,
de l'impro en avalanche. combien de fois j'ai essayé de la remplir ?
Pas question de lâcher l'affaire, j'ai une tache à accomplir.
Je lui fait parvenir mes bons, mes mauvais souvenirs.
Au fond je garde quand même le sourire,
elle a su m'ouvrir des portes, renforcer les liens avec ma famille,
être plus proche de mes potes.
Un stylo, un bloc-note, sur le sujet je me penche et je te le refais clairement lors de mes concerts.
Ecoute, je parle de tout et de rien, peut-être que ça te concerne.
Les cons voudraient qu'on se perde, le virus se propage, l'antidote je conserve.
T'en es tombé accro comme un tox qui ferait tout pour sa blanche
ou un boxeur terrassé coup pour coup qui voudrait prendre sa revanche.
Désormais sa bouche doit savoir tenir,
tu sais à quoi t'attendre et à quoi t'en tenir.

[Ki Lab]
J'ai pas de chaînes en or massif ni de bagouzes en guise de carte de visite.
Des années, j'en ai passé douze dans ce biz
pour constater que c'est souvent par gourmandise
qu'après un triste parcours des groupes s'enlisent.
Car une fois que du gen-ar le goût prend prise,
ils ont plus de cent millions de centimes en songes dans une bourse en crise.
Voilà pourquoi t'as senti le mensonge et que tous, gentiment,
plongent sous l'emprise des prods qui souvent visent les cent mille ventes.
Pour ces vedettes, chaque jour, la hantise est grandissante de pas atteindre leur but.
Prêts à tout pour les sous, s'enduisent le boul' dans le courant, puisent leur inspiration.
Et sûr à cent pour cent, je mise que pour eux,
je suis bon qu'à traîner au bas des tours peintes toutes en grises
comme ces journées où souvent je tise.
Mais en toute franchise, quand ils se foutent en chemises à fleurs,
un jean à fleur de peau, on dirait tous des John Trav' écoutant Grease.

Refrain

 

Qui flingue l'espérance top

Refrain :
Ils abondent dans la déchéance
sans voir qu'à longue échéance ils avancent l'hécatombe
à des fréquences qui flinguent l'espérance.
On se distingue de ces cadences
avec l'élégance d'un bilingue
qui fait la translation d'une langue afin d'en révéler le sens.

[Da 10 Keus]
Vivant entre amour et haine, entre courrav, corps à corps et peines,
tours et dilemmes, entre amis, ennemis, respect et blasphèmes.
Entre faux et sourires, comme à la Carême,
comme moutons, fauves et gladiateurs, tous pris dans la même arène.
Ce qui sauve le naturel, cette vie, la mienne dans laquelle je me démène
sachant qu'aux chiens je pourrais servir de pâture.
Elle, la seule qui me guide, c'est ma chance et elle est unique.
Je reste le même, le baggy ou le pince dans mon âme c'est la même tunique.
Tant que j'ai les mêmes mimiques, mon sourire, mes gimmicks,
ma manière d'être comme d'autres le cherchent à travers les œuvres bibliques.
L'optimiste dans le cœur à la recherche de valeurs humaines,
tellement déçu par les actes que tout le monde y pense à peine,
et pourtant c'est à la base de tout.
Si personne ne se supporte alors personne n'ira jusqu'au bout.
Histoires de négros, de babtous, de rabzas, de noichs ou de kung-fu.
Les mauvais coups filent droit, on en devient fous.
Le vent du bitume, mon souffle d'air.
Je sais d'où je viens, on appelle à la tempête pas comme Jean-Pierre Madère.
A la conquête des âmes j'adhère,
mes compères venus par paires
donc on perd l'essence même du combat qui s'opère.

[Sept]
Je voudrais lâcher plus d'une brique mais j'abrège les comptas cachées de fonds publics,
et les manèges du fric sont pour les stratèges que sont à la musique classique les arpèges.
Ambiance Stanley Kubrick, économique, Orange Mécanique à la française,
version Rafik, Franck, Frédérique et Nadège face à des patrons
et un tas de flics hermétiques avec une conception des lois lège.
Même quand y a méprise, des balaises tapent une sale perquise,
avec le manque de matière grise utilisée à bon escient qui les caractérise.
Je dénonce les vampayas qui sont dans le biz,
j'ai mon restant d'aya et mon analyse en guise de crucifix.
Même si parfois je me sens faya quand je tise en m'éloignant de leur emprise, je me purifie.
Dans ce pays en crise qui te subtilise tes perspectives, vu d'ici,
afin que tu t'enlises, que les mises fructifient et que les llébis se multiplient.
J'ai juste besoin d'un taf, d'un lit, d'une platine, du reste du staff et d'une Hi-Fi,
d'une belle fille câline qui s'unifie à mes nuits et mes sommeils rayonnent et brillent par son esprit,
comme derrière les grilles le soleil de Tunisie.
Mes frères je te jure qu'ils prient dans les pires vibrations
afin que vos civilisations de l'oseille aillent en enfer
et que six mille matons les y supplicient.

Refrain

 

Olympe mountain-1 top

[Grems]
Je vais être franc, j'aime pas qu'on m'analyse du regard.
Je mérite des teutars parce que je n'ai pas ton costard à deux barres ?
Sale videur de base de quartier chic, tu me prends pour un dealer de shit
tout ça parce que j'aime pas les flics, c'est pathétique.
Ils disent qu'on a des pits, qu'on veut faire comme en Amérique,
on m'a collé l'étiquette casquette baggy et russel athlétic, relou.
Il suffit d'une rue sombre pour que mon ombre te fasse fuir.
Vieille mémé, tu penses que je suis un dur à cuir, c'est guedin traduit dans ton langage.
T'inquiètes, tu finiras pas sous des bandages à l'hosto, enfermée, mise en cage.
Je m'engage à respecter les anciens, à trouver du taf dans la mise en page
mais y a plus de six cent barges, et plus de mille-huit-cent caves qui entravent la loi.
C'est à cause d'eux si les gens braves flippent de moi, ça s'aggrave.
J'ai la rage grave, t'es naze c'est ça, évite moi.
T'arrangeras rien, t'es immature,
dans ta rue tu penses que j'en veux à ta parure de diamants,
c'est pour ça que tu cours à ta voiture - navrant.

[Rodd]
Cela fait trop longtemps que tu ne supportes plus les endroits publics,
tu n'es pas pudique mais condamné à vivre dans ce contexte lubrique
et tu regardes mal les gens.
Le meurtre est alléchant car tes sens font dire "qu'ils aillent tous se niquer" -
si tu as à le faire tu n'y mettrais pas les gants.
Tu passes peu de temps à forniquer car tu n'est pas élégant,
ce qui peut expliquer que tu n'as pas tes chances avec les filles du lycée
qui, au fond, elles, ne sont pas méchantes mais ton esprit étriqué car il les voit étripées,
les laisse réticentes à ta rencontre.
Il faut que tu te rendes compte que ta connaissance
est pour le moins des plus inspirante, ton humeur chavirante.
Le bien et le mal, mais dis-moi lequel des deux est le plus attirant.
Pour rien tu t'emballes, ça en est chagrinant.
Tu remballes tes parents, partisans de la paix,
qui remballent leur clapet devant tes idées malfaisantes désaxées.
Tu passes ton temps à exagérer, tes vieux en sont exaspérés,
et pour sûr que tu te moques de ce que ton psy a bien pu te déblatérer.
Si tu as bu devant la télé, à coup sûr les gamines n'ont qu'à bien se terrer,
car une fois bien sevré je sais que tu auras du mal à ne pas te gêner.

[Scratch]

[Booba Boobsa]
Plein de timiniks, à ce jeu là à coup sûr tu me niques.
J'emmène pas de silhouettes féminines en mini et puis nique,
pas besoin de montrer que je suis pas efféminé.
Marre aussi de parler de monnaie, je préfère chanter du Marley.
C'est unique même si je suis cynique,
au fond saine est notre zic en plus, frère, d'être notre enfant.
Note y que sans faire les bouffons on en reste toxicos,
pas besoin qu'elle parle de sexe pour que ça excite -
plutôt éviter le non sens.
Question : qui est-ce qui kiffe encore l'innocence ?
Pour l'instant je vois beaucoup trop d'adolescents sans reconnaissance.
Abolition de la conscience, une époque folle qui pue l'essence.
Certain que c'est ça, l'excessivité et la connerie de l'homme font que c'est ça ;
représente là toute ma hamsa.
Mes rimes prêtes à clamser, tu vois ça chaque fois que je parle ainsi,
ouais monsieur, tu le ressens mais zappe si c'est bizarre au cas où, mec.
Je suis pas d'Ibiza, j'ai l'occasion de parler de ma merde et de la case où je démarre.
Tête d'oiseau, je finis le couplet avec une rime à quatre sous,
pour ceux qui me saoulent, chère, mets toi le doigt et zouk.

[Sept]
La tête pleine de merdes obsolètes,
des gens s'énervent, finissent par saboter des morceaux de fêtes.
Ils passent à coté des plans superbes que la vie réserve aux honnêtes,
adeptes de la note jouée sans reverbe qui écorche vos crêtes.
Pendant que des enfants jouent aux grands et se perdent,
on sait vainement sur qui les corbeaux se jettent.
Tant que les évènements les servent, y a peu de porcs corrects.
Nos idéaux ne promettent que quand les forces se connectent,
mais y a autant de coulées de gerbe
sous vos fenêtres que de fausses collectes chez les Serbes.
Lexus et grosses corvettes balancent des symphonies de Brahms
jusqu'à des villas qui valent largement plus de mille diams.
Pendant qu'à Léningrad y a des russes qui clamsent,
ils suivent tranquillement la finale Séréna versus Vénus Williams.
Trop de préjugés, trop d'a priori.
Des juges maison montés sur pilotis donnent tort ou raison, mettent au pilori.
La même graine engraisse le système carcéral d'imberbes,
la même équation d'agression entraîne dans sa rotation et freine des vocations en herbe.

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