Assassin
Note mon nom sur ta liste
Le futur que nous réserve-t-il ?
L'homicide volontaire
Touche d'espoir

Casey
Libérez la bête

Iris & Arm
Les courants forts

Kamasoundtracks
Soul'Sodium

La Caution
Les rues électriques
Asphalte Hurlante
Crash Test
Peine de maures
Arc-en-ciel pour daltoniens

L'Armée des 12
Cadavre exquis

La Rumeur
Le poison d'avril
Le franc-tireur
Le bavar et le paria
L'ombre sur la mesure
Regain de tension
Du coeur à l'outrage

Olympe Mountain
La montagne ça vous gagne

Oxmo Puccino
Opéra puccino
L'amour est mort
Le cactus de Sibérie
Le Lipopette Bar

Psykick Lyrikah
Derrière moi

Sept
Amnésie

Sept & Lartizan
Le jeu du pendu

Soklak
1977
Maow Airlines

Du coeur à l'outrage

Il y a toujours un lendemain
Comme de l'uranium
Non sous titré
La meilleure des polices
En vente libre
Interlude 1
Quand la lune tombe
Qui ça etonne encore !
Du sommeil, du soleil, de l'oseille
Je suis une bande ethnique à moi tout seul (feat Teyssot Gay)
Un chien dans la tête
Interlude 2
Que dit l'autopsie
Nature morte
Tel quel
Interlude 3
Là où poussent mes racines
Les bronzés font du rap (feat Spécio, Al, Prodige, Casey)

 

Il y a toujours un lendemain

Refrain :
Il y a toujours un lendemain
Y'a toujours une suite
À quand la fin?
Y'a toujours une limite
Y'a toujours un lendemain
Toujours une suite
À quand la fin?
Toujours une limite
Il y a toujours un lendemain
Y'a toujours une suite
À quand la fin?
Y'a toujours une limite
Y'a toujours un lendemain
Toujours une suite
À quand la fin?

On changera pas le monde
Des larmes sous les yeux
Passe nous des armes à feu
C'est un peu comme si c'etait fait
J'emmene la crasse de mon flot ou je veux
En vrai
D'ou nous vient ce regard sur la vie
À votre avis
Venez voir par ici
Ces paroles sont pour vous
Gentil ou pire les tarba
On rentre pas dans ce debat
La Rumeur n'a pas à s'interdire
Ce que les autres n'ont plus les couilles de dire
On refuse pas de grandir
Tout le contraire de la norme
Si tu ignores qui nous sommes

Je suis extrait de l'epaisseur du soir
Avant d'echouer sur cette boule sans phare
Que surveille encore
Une poignée de clebard
Je suis l'otage noir des spasmes du pouvoir
Et je fraie entre la rose et le fumier
Ou les opresseurs sont fait
Pour leur parler de pres
Allons au d'vant des flammes
Ce qui n'en sortira ne sera pas
Du stand up ou du slam
Mon dieu
Veuillez ne surtout pas leur pardonner
Ils savent tres bien c'qu'ils ont fait
Voici une fenetre ouverte sur des sequnences que l'on nomme
Ya quelque chose de pourri dans ce royaume

Refrain

Aussi serieux qu'une menace de mort
Putain! c'est La Rumeur au dessus de tout remord
Quand il s'agit de mordre à la gorge de l'ordre
Sapin et chrysanthemes parfument le storyboard
Puisqu'il y a plus rien à comprendre
Au scenario
Seulement des comptes à rendre
À trop nous prendre pour des narvalos
Faut plus nous parler de silence
On a les reponses à la mesure de l'offense

L'oreille collée au sol
À ecouter l' coeur battre
Les vaines chariances qui ennervent jusqu'à crade
Des mains pleines
À vitesse
Spasmes inconfinnés
Clostrophobie heritée
Activité trop agité
À se faire demonter
Ou se faire taire
Poignets liés en l'air
Un doigt sur la jugulaire
Commande ferme
Choc thermique à la tempe
Les dents petés par un flic loin des feux de la rampe

Refrain

Comme de l'uranium

J'ai pas grandi à la mer, bercé par le chant des mouettes
mais les deux pieds dans le ciment des rues
Quelques restes à s'mettre sous la dent,
on va pas se laisser crever non plus
Il serait trop tôt pour faire l'inventaire même si le temps se gâte
Après un nouveau fiasco ou un grand coup de chatte
A peine trentenaire étrangement traumatisé d'la vie
A chacun ses tranquillisants pour retrouver la porte de sortie ou le meilleur raccourci
On se raccroche à ce qu'on peut de la sorcellerie du pays
aux écrits pieux, comme c'est curieux !
Autant de raisons d'être inquiet
si tant est que les prisons se battent pour nous mettre en quatre
Dernier exemple en date, quand les banlieues crachent du feu
C'est toute la classe politique qui s'arrache les cheveux,
puis baisse les yeux et marche droit comme une queue ou une ligne de cess'
Les quartiers poussent trop vite, les premiers chtars apparaissent
Les petits frères ont plus de poils sur la bite
que toutes les unités de CRS qui viennent traîner leur graisse
Mon phrasé brûle des caisses et mes rimes savent se traîner
J'ai pas attendu que la république se taille les veines devant
L'horreur de nos curriculum

Refrain :
Car entre barbares et racailles comme terminologie
du parfait sous-homme
Appauvris ok mais comme de l'uranium

Jusqu'à la fin, la dernière latte, le dernier train,
La dernière seconde avant le coup de frein à main,
putain de vie et ses derapages, ma barque navigue en plein
marecage, de quoi tu parles de partage.
En cage, que des renois, très peu d'Benoit.
Drogue, alcool, H-P, ou prison qui nous reçoit,
c'est pas la foire au bestiaux mais presque, mais est ce que tu crois
qu'on vas s'contenter des restes ?
Moi j'ai peu de preferences entre l'essence et la poudre.
quand du bout de mes doigts brulants, danse la foudre.
Demande pas pourquoi, pour qui, comment ?
N'y vois rien d'étonnant. Des frasques du specimen a son comportement.
Parasite au monde libre, j'livre une étrange guerre
a rendre ivre journalistes et autres mange-merde,
le crane plein de solutions pas toujours orthodoxes,
et puis j'en assume les paradoxes.

Refrain

L'asphyxie est lente sous les chiffon de chloroforme
Mais je dors encore que d'un poumon
Le second m'attache à mes fantômes, comme autant de faux passeport
Avant le vol vers un archipel créole
A quoi rêvent les hommes qu'on habille en sous-hommes
Sur les chemins sans fin, qui ne mène pas à Rome ?
J'ai toute la vie pour ne pas mériter mon sort
J'aurai toute la mort pour me reposer des porcs
A l'orphelinat des amants du bitume
On apprend à tromper l'amertume
En pissant sur les singes et les sages
Formidable ce que la race des seigneurs est baisable !
Bercez-vous d'illusions et de stupides refrains,
Sales enfants d'putains, aux premières loges des festins !
Il n'y a plus que l'ombre d'un minuscule nombre
Entre la beauté du monde et nos fleurs sur des tombes

Non sous titré

Refrain :
Tu connais La Rumeur sous ses faux airs
fais pas genre tu t'y perds
sous surveillance des RG ce quoi qu'nous fassions
comme pour tromper leur vigilance
Bref! qui veut nous faire la l'çon?
Tu connais La Rumeur sous ses faux airs frere!
sous surveillance des RG ce quoi qu'nous fassions
Bref! qui veut nous faire la l'çon?

La Rumeur entre les mains d'la rue
La putain d'sa race
Exclue des mondanites
De peur qu'il y ait d'la casse
Naturellement trop de creve
Trop pessimiste pour etre des marchands d'reve
Ou rentrer dans les rangs
C'est desesperant
Inherant à c'rap
Tu sais comment on se tape
En c'te periode creuse
Depuis le fond du cratere
S'engage un nouveau bras de fer
Tu connais le son des grands freres
En basse frequence
Saturé d'aigreur
D'une rare violence
C'est La Rumeur en regle
Qui reprend d'la voix
La pegre se redeploie
Comprenez moi
Des halls jusqu'en haut lieu
Tu sais on est comme l'huile sur le feu
Qui crepite
Sous une voiture de schmitt
Pas uniquement
J't'arrete tout d'suite
C'est ca à trop vouloir sous titrer
Le film noir de nos vies
Et notre réparti
Autrement dit pour en avoir l'coeur net
On en oublie d'surveiller la bete

Refrain

Quand la fine fleur des resquilleurs
Fraude l'instru
Quand le secret n'est plus
Quand La Rumeur tue
Tout espoir d'echapper à sa vue
Vu que le debat est clos
Et qu'mon flingue a les crocs
Quand l'blaspheme sort
D'la sale bouche d'une metaphore
Quand il empoigne et deflore
Les culs de poule en terasse du café d'Flore
Quand la rue est belle
Qu'elle joue d'l'opinel
Sur la cuisse et l'aile
D'un conseil de ministre
On apprecie l'registre
Quand on change la boue en or
Le verbe en sport
La censure en score
Quand les verrous serrent
Et qu'la moindre affaire
Se fait sur un air de guerre
À l'arome du beton je colore ce son
Aux accents du plomb j'enterre mes illusions

Refrain

2007
Comme une arme braquée sur ta tete
Tu connais La Rumeur
Ce sont des malfaiteurs
E K O U É
H A M É
Non sous titré

La meilleure des polices

La meilleure des polices
ne porte pas l'uniforme
Double ,triple, trouble,
incolore, informe.
Elle s'imisse en tout.
Se mêle de tout.
Se ressent partout.
Central, sans bruit.
Sans rien d'écrit,
sans aucun parfum de la moindre gachette.
Parfois même avec des talents de poète.

La meilleure des polices demeure inégalable
Dans l'art de tous nous mettre à table.
Tous en place,
tous remit en cage,doux, sage,
Sans effusion ni rage.
Aucun usage
D'aucune trique,
d'aucun bracelet
A serrure métalique.

La meilleure des polices
n'extorque pas de rensiengements.
Elle ne gâche pas son temps
Des heures durant au fond d'un poste puant,
A faire couler le sang du dernier chlag,
échoué en cellule de dégrisement.

La meilleure des polices
chasse sur les terres
Du paradis sur terre
qu'elle vend clé en main,
On connait le moyen de
te procurer l'envie de Rien,
la peur de tout,
l'effroi de la joie
L'angoisse du chagrin.

La meilleure des polices
c'est tout ce qu'on t'prends,
tout ce qu'on t'laisse,
tout ce qu'on tue en toi,
tout ce qu'on t'mâche,
tout ce qu'on t'crache,

Tout ce que tu bectes
pour garder le gout
de moisir à crédit
dans un putain de trou.

La meilleure des polices
c'est ton taf, ta télé,
Tes crédits,
tes anxiolitiques;
neuroléptiques,
Antidépresseurs.
Et tout ce que tu prends
Pour pleurer moins fort la nuit.

La meilleure des polices,
c'est tes sourires forcés,
C'est tes retenues sur salaire
et le découvert,
Avant la fin de la semaine.

C'est la peur de faire
Un pas, puis deux, puis trois;
parce qu'enfant,
On t'as dit que t'étais une merde
et que t'as fini Par le croire.

La meilleur des polices,
c'est tout ce qui te fait marcher droit,
avec ton propre consentement,
sans jamais montrer les crocs,
quand bien même
on te propose de t'enculer.

La meilleur des polices,
c'est quand les pauvres
savent rester à leur place,
sans besoin de les matraquer,
de leur coudre la machoire,
ou de les mettre au cachot.

La meilleur des polices,
c'est ce qu'on apprend de mieux
du berceau au tombeau.

Tout ce que tu bectes
pour garder le gout
de moisir à crédit
dans un putain de trou

En vente libre

On empêche personne de vivre, ni aux plus jeunes de nous suivre,
C'est juste un peu de moi que je te livre la vingtaine déja derrière nous,
est-ce que j'ai l'air de ne pas tenir debout !
Rendu inaccessible au plus grand nombre
Pourquoi Ekoué ne ferait pas partie des grands de ce monde ?
Qu'est-ce que tu veux que je te réponde sans ironie !
que l'image de ma race est déjà sérieusement ternie
que c'est pas un scoop en scred, vigilant même complètement raide
On garde notre système d'entraide comme mes frères maliens
Appréhender pour rien parce que noir ou nord africain
Faites pas semblant d'être naïf, j'vois pas ce que j'irai foutre dans une manif
Anfalsh bête d'équipe et Doeen Damage depuit le début
Si je ne fréquente pas que des braves types qui ne dissocient
pas le pécule du respect de la rue
C'est que c'est propre à nous et pas à l'être humain
D'écrire à balle réelle cousin

Refrain :
Et c'est pas rien de le dire, on fait pas ça à l'oeil,
on va pas se mentir dans la mesure où
On baise la censure par tout les trous et sait où dorment les calibres
Quelque part dans nos paroles, ces armes en ventes libre

Paraitrait qu'on s'coltine la poisse, les angoisses, entre squat,
HLM, pas de quoi payer l'ardoise.
Dois-je me taire ? pleurer ? finir ma vie écoeuré,
Le regard appeurré, au fond d'un rade, raide mort.
Comme un vieux chien de garde qu'aurai cesse de mordre,
et merde, peu importe qu'on m'ait promis la corde, moi j'ai
ordre de survivre, ne soyez pas surpris,
ne pas finir comme un schlag entre ces putain de murs gris.
Sans blague, sans chialer sur un forum ou un blog, si on jouait
de l'amalgame comme homme politique, France, enfanticide ou genocide,
au choix je crois savoir que le ton est acide.
Et puis la cible se deplace et je n'en perds pas la trace,
parce qu'on s'entend comme le feu et la glace,
sans s'attirer les graces maintenant la crasse prend soin
d'écrire à balle réelles cousin

Refrain

Les années passent trop vite et s'arrêtent quand elles veulent
Donc pas question que les liasses défilent sous notre gueule
La rue accepte les carte de crédit
Ici il y a pas de carré V.I.P.

C'est pas genre on fait la paix, on s'embrasse et point barre,
parce qu'on s'attend toujours au pire de leur part.
Parce que le ghetto veut la part qui lui revient,
sinon la ville aura besoin de chirurgiens...

Quand la lune tombe

Toujours calé au millimètre qui a dit qu' la rue c'était du coton
mais tellement d'béton qu' tu sais plus où t'mettre
A part peut-être sous une puch-ca, serré dans une parka à
l'ancienne, j'crois savoir qui renseigne
Parfois le goût de l'errance me conduit au grec-frites ou
chez l'épicier dont j'ai appris à me méfier,
l'air est éléctrique ce soir, metro blanche
quan les lumières s'eiteignent sur le boulevard
Rochechouart avec un dwich ou un flash sous la manche
du lundi au dimanche sur le tard le pas au ralenti,
j'me fie souvent à l'instinct de mes deux pieds au radar pour
peu que je croise le regard d'une équipe de nuit
Paris au fond de la cuvette des chiottes, un peu comme si
vous y étiez
Attachés à une paire de monottes à poiroter sous la flotte et
ce quoi que vous fassiez, étape par étape,
Pour ramasser de la fraiche ton faciès te rattrape
Escroc notoire, p'tite frappe tirée d'un polar en noir et blanc
et ouais carrément
Sur un son aussi bruyant que l'avenue de Clichy
Encore plus glauque que le bus de nuit
Putain c'est beau comme les masques tombent, la capital
sans son maquillage, arrachée de sa vieille perruque blonde,
des cernes sous les yeux, s'illuminant de gyrophares bleus
Ou sous les néons des sex-shops comme la dernière des salopes

Refrain :
Quand la lune tombe comme une enclume au-dessus de
nos têtes et que le bitume nous traîne dehors comme des coque-morts
La lune laisse apparaître le vrai visage des gens
Laisse pas traîner ton fils si tu veux pas qu'il pisse le sang

Saletés de pigeons, tu leur donnes à grallaive et ils te chient dessus
Très sincèrement le pilon, ça fait un bail que j'ai une croix dessus
Après j'me lève plus, aux aurores et encore avec des horaires de maître-chien
Et la sensation de n'être rien
J'connais ce train de vie comme la valeur du cash
Avec ce qu'il faut en espèce mais jamais trop quand j'marche
Je sais où dort mon schlass perso
J'dis bonsoir à toute la terre entière, j'laisse passer les vergos au
feu vert, jamqais un pet de travers
Tout n'est pas blanc, tout n'est pas gris, j'te garantis l'inverse
Ma race pousse comme des dents de sagesse
Comment francisé l'espèce ?
P'tite bourge surveille ton cul comme une forteresse,
les frères ont l'oeil lubrique et ne pense qu'à ress'
Certaines rues du dix-huit décapitent l'espoir de sortir vite
du bout du couloir
Encore faut-il vouloir vraiment même les touristes ont la
flemme et tirent des gueules d'enterrement

Refrain

Les prédateurs chassent la nuit, qui eux aussi sont des
proies pour les tures-voi sans matricule précis
Derierre un noctambule même déchirer au volant
Se cache sûrement un talkie-walkie caché dans la boite a gants
J'imagine que tu sais, c'est tellement gros comme une maison
d'arret écrite en fin de trajet
L'obscurité s'étend, l'insécurité s'écoute et met en scène
ces gens, qui vous dégoutent tant,
Qu'ils soient noirs ou blancs, déliquants ou pas
Toutes les artères de la ville-lumière ont un fixe dans le bras
La rue n'est pas ma petite chérie, loin de là
Juste une triste épave, maquillée de trafc, rincée à la pillave
et tout c'que je dicave le crépuscule venant,
Aujourd'hui c'est mort, à presque trente deux ans,
J'ai le sentiment que nos itinéraires se mordent la queue
Le destin de nos vies entre les mains de dieu
Dans la rue du dix-huit entre minuit et deux

Refrain

Qui ça etonne encore !

Car tout porte croire que les tié-quarts
Ont toutes la France contre eux
et bien avant qu’ça reparte en queue...

Et ont a noyé dans des litres d’essences
Le souvenir borgne de l’innocence
En équilibre sur un fil de feu
comme une corde a pendre au cou des forgons bleus
C’est ni l’pieds ni la gloire quand tout crame
C’est même pas une réponse à la hauteur du drame
Mais c’est comme ça c’est tout, c’est tout s’qui reste
Quand l’quartier fait même peur a la peste
Ma vie mon cœur ne flanche pas
Mon père ma mère ne pleurez pas
Si ont se jettent dehors avec le diable au corps
C’est qu’ont refusent de vivre sans honorer nos morts

Refrain :
Car tout porte croire que les tié-quarts
Ont toutes la France contre eux et bien avant qu’ça reparte en queue
Qui ça étonne encore ? Qui veut nous foutre dehors ?

Ont n’a pas rendu l’âme ni les armes
Regarde moi bien je suis la preuve que les frères sont craints
Voila s’qu’ont créent d’nos mains , s’que l’ont sais faire de mieux
Depuis qu’l’homme a découvert le feu
L’avenir ne m’dit rien et c’est réciproque
Les condés pissent dans leurs froques
Sait tu s’que m’évoque la suite en vrac
Les nerfs au contact des flammes comme des cailloux d’crack
Replié sur nous même ,quitte a trouver seul des solutions a nos
problèmes
Qu’attendons nous du système? a part ses euros
De loin la pire des gue-dro

Refrain

Ils m’ont parler des 30 glorieuses
Dois-je les avertir que la suite sera laborieuse
Purée!! ils n’ont pas fait qu’jurer notre perte
Censurer nos têtes, murer les portes et déclencher l’alerte
Quel s’ra l’prochain a laisser des plumes sur le goudron
Comme pour un frangin abattu ils diront s’qu’ils voudront
Il n’est plus question de calme
Pleurer c’est pas notre cas mais l’air est au napalm
Qui sont les rats d’laboratoire , qui vont bouffer du rable ?
Prisonnier du sous-développement durable
Vrai monstre, élevé dans les ronces
Des ces sales races qui n’ont pas les réponses

Refrain

97...2007 déjà 10 piges que La Rumeur vous jette le tort
Qui ça etonne encore?
Alors encore plus fort pour encore plus de dél-bord !!!

Du sommeil, du soleil, de l'oseille

Je brule, par tous les pores de ma peau. Sentez vous l'odeur
cramée de ma presence? J'en paie le prix fort comme un impot,
sur ma pauvre existence, qui brille par son absence.
Tant de branches sciées dans mon arborescence?
j'ai su ce qu'était le racisme a mon adolescence,
le grand frisson d'échapper à la ratonnade, qui veut encore
me passer de la pommade?
Je brule, non par pure frenesie, ni par heresie, mais tellement desirs.
Non je ne me voie pas faire une croix, à peine une signature,
une dédicace, à peine une grimace.
Et puis je crois pas être sur la même longueure d'onde, S'ils savaient
où ile peuvent se foutre leur coupe du monde.
Parce que les morts, parce que les coups, parce que c'est comme ça
et puis c'est tout.

Refrain :
Je brule et puis j'ai faim de combustible,
parce que leur sale bouffe n'a rien de comestible,
passe moi l'essence et la bouteille,
mets y du sommeil, du soleil, de l'oseille,
Moi je veux du someil, du soleil, de l'oseille

Ils ont soufflé sur mon foyer, m'ont envoyer la foudre avec avis
de reception, et moi en quoi dois-je me resoudre à la vie
dans ces déceptions? Ils pourront toujours aboyer,
prier en allumant des cierges, grille moi c'est des braises,
plus fièvreux qu'une vierge avant sa première baise.
Voyez cette soif irremediable, avis aux gardiens de la source,
non rien n'est négociable. Je brule, et plus rien n'arrete ma course folle,
partis des sous-sols,et de milles sacrifices pour me payer leurs édifices,
et au combien c'est difficile fils.
Je brule les silences les interdits, leur paradis au gout merdique,
devenu ceinture de feu dixième dane au grand damne de leurs jours heureux...

Je suis une bande ethnique à moi tout seul (feat Teyssot Gay)

Les journaux disent vrai, les phylosophes aussi
Je suis l'ennemi juré du rayonnement de la francophilie,
j'heberge trois tribue Massaï sous mon lit
Dont les mioches on appris à fondre sur Paris
A l'arrivée des beaux jours, pour célebrer le printemps
Aux premières manif' d'étudiants j'accours
Méfiez-vous de mes enfants ont les a exclus du ciel
et comme les anges les demons ont des ailes

Je suis une bande ethnique à moi tout seul,
c'est écrit sur ma gueule.
Voyou, barbar, intégriste, casseur, terrorist, salopard, sauvageon.
Est-ce que le compte est bon?
Toujours à quarente mille
Quand les rats sortent des bidonvilles et des bidons d'huile.
C'est trois équipes de télé tout au plus.
Cameras au poing...qui m'attendent à l'arret de bus.
Qui sont les vraies stars du JT ?
Les gentils condés ou les grands méchants noirs,
il va falloir s'décider.
Car mon casier judiciaire a l'horreur du vide
Un peu comme moi d'ailleurs qu'y a-t-il de bizarroide

Refrain :
Je suis une bande ethnique a moi tout seul
Regarde! c'est écrit sur ma gueule
Un cordon sanitaire dresser autour de mon CV
Il y a d'quoi s'enerver

A moi tout seul, je suis une bande ethnique
Egorgeur de bêtes à poils laineux, la lame passée au feu.
Sale tic à jurer à tout bout de champs,
Pour des broutilles ou sur l'honneur de ses parents.
Noms, prénoms claquent au fond de la gorge.
De sorte que la B.A.C. t'aime à bras les corps.
Alors qu'elle lorgne sur le coffre, les tracs y traînent.
Manifs contre le maire, le (misère) invite le (mauvais oeil)
Et je ramenne toute ma culture de gâteaux rebeus.
A ( l'aïd), vas-y partage, fait pas le varcreu
Et le cheveu (rêche) qui affole la signalétique,
Affiche ma bande éthnique

Toujours ce regard aussi noir que méfiant, non pas du genre fuyant,
mais plutôt horrifiant.
J'ai ces doigts, ces mains qui marchandent, qui prennent qui baffent
mais jamais ne demande.
Sans compter cette grande gueule, je suis bon qu'a jacter,brailler,
pialler, insulter, becter, et ces pieds qui ont couvert de la distance,
obligé de courir encore plus vite que les flics,
je pense avoir ce cocktail du parfait Moricaud,
pour m'écarter des clichés topicaux, banania, oui bwana
C'est comme ils veulent,
je suis une bande ethnique à moi tout seul.

Un chien dans la tête

La rime ne soigne pas, les miennes ont des cernes
Elle traîne en fumant à l'heure où le bars ferment
Vident leurs bouteilles, pisse sur son sommeil
Vieilles peaux décaties que presque rien n'égaye
Je leurs dois mes plus fiers, début d'ulcère
Et des colliers d'heures mortes à mon calendrier lunaire
Des insomnies belles comme des fonds de cratères si tu
préfères, coléoptères à fleur de nerfs
Elles rampent, aboient, cassent du verre
Au creux de mon crâne dans un coin sans lumière
Et tache d'y prendre goût, cuites et recuites à chaque nuit
Que Paris écrit
Elles font le mur et courent seules dehors
Boulevard, avenue, rue, impasse des carnivores
Vadrouillent sans but en attendant l'aurore
Leurs solitudes bavées dans le cul d'une ville qui dort
En vase clos, au paradis des corbeaux
Où les camisoles poussent comme une seconde peau
Me disent-elles coco !! En desserant les crocs

Refrain :
La mine un peut défaite
Sur le pavé qui s'y prête
Je sors promener et faire pisser
Mon chien dans la tête, ce chien dans ma tête

Le premier homme hagard que tu croiseras ce soir
et qui te diras d'aller te faire voire, c'est moi
La bonne vieille couleuvre qui essaie de faire peau neuve
En remontant le fleuve
C'est moi et encore moi là-bas
Du mauvais côte nocturne, truqué comme une urne
Plein comme mes burnes
King Kong accroché à l'anneau de saturne
Prodigieux ce qu'on pond
A la discrétion des néons
Plus les lampes torches m'encombrent
Et plus, j'épouse l'ombre
En quête de quelques mètre carrés
Où je pourrais écrire en paix
Quelques mêtres carrés ou je pourrais me débarrasser
De mes erreurs passées
De mes aigreurs tassées
De mes fautes ressassées
Et balancer le sac
Comme on jette un cadavre au milieu du lac
Et je tête la belle étoile à pleine main
Avec l'espoir qu'au delà du charabia
La rime me soignera

Refrain

Que dit l'autopsie

bientôt

Nature morte

Qu’ as-tu a m’dire d’positif sur la France et son passé d’colon
Autant pisser dans un violon , ne pense pas émotive sur la question
En oubliant d’dire merci pour l’abolition , délicate attention
J’ai du laissé mon histoire dans le noir , a la gloire de l’homme et sa
furie , de sa barbarie
Entre carnages et tueries il n’y avait pas qu'l’or et le curie
Peu tu entendre la douleur murmurer.
Quel espèce s’ra pas emmurer dans l’oublie?
Jamais a l’abris , tellement d’négro qu on déjà viré au gris
A les voir plier aux caprices d’une patrie
Qui nous a laissé tellement d’cicatrices
Que veut tu que j’retienne de cette haine des chaînes ,
Et de tout c’qu ils ont violemment injecté dans mes gènes
Depuis l’vole organisé qui s’opère sur nos terres
Ou on poussé les palaces et les pistes d’hélicoptère
On me demandera d’me taire , avec pour seule critère la servitude
héréditaire
J’te jure ils ont greffé l’négre a la misère ,
Du fouet du propriétaire au fusil du militaire .
Qu’a tu as dire si ce n’est qu’ils savent mentir
Sur des années entière de travail pour nous anéantir
Pire encore pour qu’on oublie les massacres
qu’on en perde sont créole et se cherche des reflets nacres
Putain d’simulacre , m’évoque la triste époque
des premiers violes et des premiers mulâtres
Le mépris n’allant pas tant , c’était le sous-propri du sang
2 million d’hommes embrassant la mort en passant
Qu’a tu a dire a ces corps pris pour chair a canon
A ces damnés d’la terre chère a France Fanon
Des champs d’coton au ghetto a fond d’cale du bateau
Depuis l’temps qu’ont nous enfonce la même lame de couteau
Au grand regret du temps de l’île et colonies ,
De leurs putain d’hégémonie sur mon ethnie
Garder la mais mise sur nos sol dépendance et dictature
S’n’est pas qu’une mauvaise lecture
Mais est-ce vraiment écrit ? Pour nous enseigner l’essentiel
Pour que chaque plaies s’ouvrent et viennent tacher leurs ciels
Pour nous reconstruire ou pour nous maintenir dans l’chaos
Voir où nous reconduire à la frontière et puis tchao

Refrain :
C’est ma nature morte , mes douleurs fortes ,
qui de Guadeloupe a gore se glissent sous leur portes
Nature morte et douleurs fortes
Nature morte et douleurs fortes

Tel quel

[radio]
Tel quel ... c'est à prendre et à ne pas laisser ...

J m'excuserais de rien surtout pas d'avoir faim
et dans la fosse a purin toutes vos mûres encore moins
J'manque de gratitude pour sûr
depuis qu'on m'a prédit de croupir,
parmi les masques et les murs
Sympathie pour les anges noirs qui savent
tirer de l'or des débris d'un épave
Les faux filons m'épuisent ma musique se brise
comme un os sur l'enclume voila le jus de ma plume,
on y trouve des airs de chlorure et des capsules de cyanures
et puis les oiseaux morts qui peuplent encore
l'Algérie qui me coule du corps.
A l'heure des pénuries, j'manque pas d'appétit
et ma violence fleuri des lits d'orties
couche avec l'ennui, se lève au pied du bruit, et oui,
j'ai des pleines poubelles de crépuscule sentiel
que je viens vider au seuil du paradis tel quel

Refrain :
C'est a prendre a ne pas laisser, a écouter jusqu'à en chier
C'est moi, lui, nous, et nos trajectoires de chiens loups.

De sourire je n'en ai pas besoin, se travestir va si bien aux putains
de l'indigène de service, j'me torche avec le mode d'emploi
venu de la crasse des porches et des sans emplois

J'n'ai pas un brin d'humanité pour ces rats déshydratés
qui au prorata des quotas sucent pour se faire accepter
sans baisser ni regard ni froc, a chaque époque c'est tabou,
sans avoir a se mettre au garde à vous
sans atout ni joker et sans l'œil du poker,
moi qui préfère encore avoir la marque du coquard
faut il que je vole ma place ou que je la gagne comme un bon électeur
j'joue le sauvageon sous les projecteurs
je n'ai ni le cœur ni le temps pour des pourparlers
si c'est ça être marginal ou un attardé
regardez, j l'écrit en gros, en gras, en grand,
sans avoir à faire semblant dans un monde blanc
bref, sans condition aucune,
sans format ni code-barre qu'on te colle au cul
ou alors qu'on me tue pour vouloir vivre et mourir tel quel
la ou l'existence pue, j'suis toujours avec elle..

Refrain

Là où poussent mes racines

Là où poussent mes racines, fière de mes origines...
écoutes ça, hein !
Loin des yeux loin du cœur ces larmes ont un arrière goût d'liqueur,
laisse tomber ces sourires ils sonnent faux comment dire...
J'aurai beau réagir comme un adulte, devant tout sauf une insulte, ça fera pas de moi un inculte.
Le pire est qu'on est fini par le croire d'après Hamé, dernier rempart pour crever au placard.
Avec nos têtes déjà cramées à la lueur d'un sbar, on a poussé comme des tours.
J'avais cette réflexion avec le frère de malik dont le fils vient de voir le jour.
On aime la légèreté, aussi des choses simples comme parler des heures
aux petits. J'ai pris encore de prés des années sur le visage, laisse
moi écrire en paix quelques pages sur l'esclavage qui n'a de cesse que
les pieds et points liés en bas de ta téce
A bouffer du stress, loin des centres villes le ventre vide ou imbibé
de liquide, les nouvelles du pays sentent le treillis.
Les fruits de l'indépendances n'étaient pas pourris à la base, la
diaspora a trahi et bradé les prix du fer du zinc et du phosphate à des
suppôts de Mitterand contre sa vieille prostate.
J'ai pas attendu que le temps se gâte, qu'il se mette à pleuvoir des
cordes dans le creux de ma tête pour raisonner comme si, j’avais du
sang sur les mains le destin en dents de scie comme obligé de dessouder quelqu'un.
Somme nous français de faffe je ne fais même plus gaffe, citoyen du
monde pff j’y crois pas une seconde.
Le poing serré en signe d’un coeur qui saigne de l’absélie
je sais où palper mes véritables origines, là où poussent mes racines.
Des frère a peine sortie la rétine choqué, quelques chicos en moins
continuent d’croquer, hallucinent encore de billet de 20 € cramés en une
journée d’routine sur ces minaudes qui vendent des tappes dans la
cocaïne sur les tenues des gamines. Autre époque déjà has been autres mœurs à
leur age les anciens m’apprenaient à danser le smurf le bitume dés la
matin même l’écume de la brume n’humanise pas, toutes ces vielles téci
qui ne ressemblent plus à rien la frustration en leur sein, laquelle
déteint sur nous même à des kilomètres comme l’odeur des sous, je garde
ces souvenirs en tête. Et les potes d’hier de parents à la retraite dans
le meilleur des cas ou dans la pire des descente. Après une brillante
carrière sous les plafonds bourrés d’amiante, il n’y a rien que
j’invente c’est tellement véridique que ça en devient viscéralement tendu pour
cette grosse pute de république. Je n’aime pas l’eau tiède l’exotisme
sur le blède de toi à moi, ce culte de l‘Afrique noire où les blancs
vivent comme des pachas sans se manger de crachats…
Tu comprend mieux pourquoi là où on place l’injustice je n’ai pas pour
priorité d’allé saccager des champs de maïs. Ma vie s’instruit de ses
propos à la lecture claire comme au travers des hublots des compagnies
de charter. D’ordinaire je dois m’entretenir de quoi avec des faces de
bites pour des fondements à la va vite c’est ça ou ta femme te quitte.
Je ne dis pas que c’est mieux ailleurs je dis rien je te laisse les discours genre on est tous terriens.
Le poing serré en signe…
D’un cœur qui saigne de l’absélie je sais où palper mes véritables origines, là où poussent mes racines.
E-K-O-U-E, original togolais, chasseur de prime comme les éperviers.

Les bronzés font du rap (feat Spécio, Al, Prodige, Casey)

bientôt

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