Assassin
Note mon nom sur ta liste
Le futur que nous réserve-t-il ?
L'homicide volontaire
Touche d'espoir

Casey
Libérez la bête

Iris & Arm
Les courants forts

Kamasoundtracks
Soul'Sodium

La Caution
Les rues électriques
Asphalte Hurlante
Crash Test
Peine de maures
Arc-en-ciel pour daltoniens

L'Armée des 12
Cadavre exquis

La Rumeur
Le poison d'avril
Le franc-tireur
Le bavar et le paria
L'ombre sur la mesure
Regain de tension
Du coeur à l'outrage

Olympe Mountain
La montagne ça vous gagne

Oxmo Puccino
Opéra puccino
L'amour est mort
Le cactus de Sibérie
Le Lipopette Bar

Psykick Lyrikah
Derrière moi

Sept
Amnésie

Sept & Lartizan
Le jeu du pendu

Soklak
1977
Maow Airlines

Maow Airlines

Maow Airlines
Cabron
Gauloise
La malle
A part ça
Trankilamente
Outro

 

Cabron

J'suis ce type à la ramasse, style vestimentaire pas très recherché
Mais moi j'ai le droit de me salir alors évite de m'faire chier
Ici c'est le chat un peu perché, le gus qui jacte à la Gavroche
En guise d'effort vestimentaire une cure-dent dans la bouche
J'ai pas le pedigree d'Escobar mais appelle-moi Pablo
Picassoklak au mic pour te brosser le tableau
Cabron ! Donne-moi les cartes que je fasse tapis avant le flop
De naissance j'ai une belle paire dissimulée dans le froc
Mecton j'fais pas dans la dentelle j'ai le style à Tom Sawyer
C'est pas du Lafontaine mais une golden shower
En pleine mouille les loquedus équipéq de parachutes en or
Qui nient l'individu au profit d'un Euro plus fort
Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre de ton économie de merde ?
On veut pas de centre commercial mais des arbres et de l'herbe
Purple haze, Orange Bud, New York Diesel, White Widow, Shiva, me voilà !

Quand ma voix rentre sur l'instru j'suis loin d'être délicat
Un peu comme si j'trempais mon biscuit dans la chagatte à Carlita
Putain de merde les chiennes de gardes vont encore me traiter de myso
Jusqu'à ce qu'entre leurs cuisses j'aille promener mon museau
Si tu me juges à mes diplômes, tu vas m'envoyer chez le psychiatre
Car le seul que j'ai obtenu c'est celui de P4
En ce qui concerne mon CV je le fait tenir sur une OCB
Donc autant que je le bedav' au moins il servira à quelque chose
On est qu'une bande de marginals faiseurs de fautes gramaticaux
Y'a très peu de lois dans ma prose dramatico-sarcastique
Narcotique que tu t'injectes en boucle
Parce que t'as enfin rodav' que les mecs branchés sont des ploucs
J'm'en suis toujours battu les couilles de toutes ces modes de branquignoles
Qui ne suivent plus la tendance quand il faut s'acheter des roubignoles
Ma zic' c'est l'expression d'une liberté : celle de dire c'que j'pense
Et on dirait bien que ça rime avec indépendance

Ici c'est Paris, là où les pauvres dorment par terre
Tandis que la surface des logements vides s'compte en hectares
Y'a trop de schmits dans le secteur pour qu'on se sente en liberté
Du coup j'me balade sur les toits fonsdé sous la voie lactée
Là, j'contemple la mégalopole et ses lumières
Cet espèce de faux eldorado où sans talbin y'a rien à faire
Alors ça fume et ça picole, ça divague et ça rigole
Si j'ai dix plaques j'te les donnes, sur la tête de la baronne !
Bref on espère autre chose que d'être convié à fermer sa gueule
Payer des taxes sur t'chi jusqu'à une TVA sur un cercueil
Les caisses de l'Etat sont vides ? Sans blague connard !
Passe une planche à billets et j'vais redresser la barre

Gauloise

J'rentre dans un bar au hasard, un rade crasseux jauni à la Gauloise
Les discussions s'arrêtent, une assemblée de poivrasses me toise
Accoudés au comptoir, plus de six bières au compteur
Cette grosse brochette de nazes me prennent p't'être pour un 'steur
On entend les mouches voler et les blattes caner de leur métastases
Direct j'rodav' qu'ils vont me chercher des noises
J'me dirige vers le jukebox attifé de ne néons bleus et roses
Et soudoie sa fente de catin contre un air de Jazz
J'installe ma grande carcasse au dessus du ruban de zinc auréolé
Avec l'intuition et l'impression que la situation va devenir olé olé
Le gilet noir qui porte sans doute le deuil de son amabilité
Se dirige vers moi et me demande sèchement ce que je désire ingurgiter
J'lui dit : "Ferme ton claque-merde et sert moi un 'skie et des cahouètes"
Là il me balance une droite qu'avec le cendrier j'arrête
J'saute par dessus le comptoir tel un Cosmocat
Attrape le magnum de pastis et lui fracasse sur le coin de la gueule
Le larbin pisse le sang et couine sa mère
Tandis que les piliers me reluquent tous de travers
J'espèrais que ça serve d'exemple
Mais moustache, le justicier de service
Dit qu'il va me foutre une trempe
J'lui fais : "Tire ta mère de là avant que j'te foute la gueule comme ton cul"
Le gars ne bluffe pas et me sors sa carte de lardu
Généralement y'a le calibre special schmiture qui va avec
Mais moustache est un cowboy et m'braque d'un 357
Ni une ni deux, je sors mon noeud
Et commence à pisser sur sa paire de santiags de razdep'
Il m'dit : "Arrête tout de tuite où j'te fais exploser la tête
Remballe ton engin et enfile donc ces menottes"
J'réponds : "Minute papillon, faut que j'me jette un 'sky
J'règle l'addition en gentleman et après promis on s'taille"
Il me dit : "Ok parce que pour toi c'est le dernier avant longtime"
Donc j'hésite entre "Jiblar" et Ballantines
Ce poivrot s'enfile un jaune cul sec sans l'avoir noyé
Dans deux minutes c'est sa pouliche qui va larmoyer
Il me tient en joue, son regard dans le mien
Tout en préparant mon jus à une seule main
Me v'là servi, moment choisi pour m'allumer une tige
Le liquide et l'allumette voltigent, le type pige, mais trop tard
Le gus s'enflamme tout s'mettant des gifles balaises
J'me pâme, récupère son arme, et file à l'anglaise

J'prends le métro, guérav' le brolic dans mon fut'
Direction l'Assemblée nationale où chambrent des putes
Là j'escagasse un journaleur d'un coup de crosse dans le tarin
Lui chourave sa carte de presse, ça fera moins de baratin
Je m'installe parmi les parrains dans l'hémicycle
Les dévisage un par un : ça y est, j'vais commencer mon cirque
Je me dirige vers l'oratoire pour couper court à leurs discours
Leur président à batard me demande :"mais qui êtes vous ?"
Un peu respect fiston, moi je suis ton père
Car sache que ta mère avait une chatte à la place du coeur
Le gus se met à chialer, je luis dit "piaille pas connard
Crache dont ta Bret' et ton larfeuill' dare-dare"
Le côté gauche de l'hippodrome rigole de ma vanne crédible
Je leur dis "Fini la rigolade tout le monde raque et vite"
Je passe dans les rangs récupérer le butin,
Cet hiver ça fera moins de fourrure sur le dos de vos catins
J'tire ma révérence en les gratifiant d'un bras d'honneur :
"Merci bande de trimards, ce fut un vrai moment de bonheur"
J'sors comme j'suis rentré grâce au pass de l'autre gugusse
Avant de continuer ma journée j'dépose la fraiche à Emmäus

Pas le temps de dire "ouf", me c'là dans le quartier d'affaires
Compagnies pétrolières, cheffaillons et autres raclures
Bien décidé à faire des miennes j'rentre dans le building,
Prends l'ascenseur, étage du directeur général bien sûr
Sa secrétaire, à peine 25 balais, bombe anatomique de qualité supérieure
M'offre une vue plongeante sur 95D qui me laisse plus que songeur
"Mais revenons à nos motons, petite, appelle-moi le grand patron
Dis lui qu'il faut qu'on jacte et que j'ai pas le temps pour faire le con"
Avec audace elle me répond que Mister-mes-couilles est occupé
Qu'il faut prendre un rendez-vous, voire même essayer de rappeler
"Ecoute poulette, t'es bien trop mignonne pour que je t'abîme
Ta jolie p'tite gueule de starlette, alors remballe tes disquettes"
J'enferme la princesse dans son nouveau palais
Le bureau des technicos de surface, un placard à balais
J'éclate la lourde du boss d'un coup de tatane made in Taiwan
"Repose ce phone avant qu'j't'avoine Ernest Antoine"
Il bafouille et postillonne son haleine pur malt
Mais ravale sa langue de hyène à la vue ede mon Colt
J'appuie sur la détente, la fenêtre par en éclats
Le rond de cuir fait dans son froc et m'ouvre son coffre fissa
La bouche métallique cu coffio s'entrebaille
Dentition anarchique de lingots en bataille
"bah mon salop, va falloir passer à la pratique
Rempli le sac à dos car on t'éjecte du cockpit"
Sans saisir la métaphore "Oncle Picsou" s'exécute
Croyant sauver sa gueule de porc en m'achetant comme une pute
Il m'tend le sac plein, 40 kilos d'or en briques
J'lui dis : "Garde le ma couille c'est le tien" avec un p'tit air ironique
Dirige-toi vers la fenêtre que je viens de redécorer
Maow Airlines t'offre ton premier saut en parachute doré

Là-dessus une jeune fille d'à peine 40 piges me sourit
J'tape un clin d'oeil à bibiche, le front plissé à la Bacri
En grand prince de la malbouffe j'lui propose de goûter mon 'dwich
Elle refuse et m'confie que les grecs c'est pas son kif
Mais que niveau culinaire elle est bien plus branché
Fraise chantilly et champagne...

La malle

Ainsi j'quitterais ce monde avec un tas de regrets dans le crâne
Cette terre merveilleurse où l'existence peut être un drame
Ce contraste consternant me poussant à de bien tristes constats
Où c'est constamment l'argent qui fait qu'on s'tape
On s'tue au taf ou à coups de machette pendant que le PAF nous dit : "Achete !"
Ta banque se paie ta tête, l'Etat suce les aristocrates
Le silence est l'élément dans lequel se façonnent les granges choses
Alors on sortira de l'auberge quand le G20 se la foutra en veilleuse
J'aimerai te dire qu'ici on respecte la dignité humaine
Mais ceux qui goutent au mitard mettent à jamais ce mot en quarantaine
J'aimerai t'écrire que t'es le bienvenu sur ce territoire
Mais vu la gueule du comité d'accueil à l'aéroport j'vais m'abstenir
Ça serai bien de te dire qu'en France on est tous logés à la même enseigne
Et que c'est putain de confortable de tous vivre dans la moyenne
Mais les riches ne mesurent leur pouvoir que devant l'étendue de la misère
Et préfèrent claquer leur oseille au nez d'une majorité qui demande à l'aide
Tu crois que c'est du baratin, que j'assombris volontairement l'ambiance ?
Demande aux naufragés du canal si les sirènes chantent la clémence
Perdu dans cette mascarade consumériste j'essaie de garder la banane
Avec une pensée pour les mecs qui dorment sur le macadam
Vas-y: cavale après les tunes, développe ton ingratitude
Crois-tu qeu ton attitude mérite de la pub ?
A moins qu'tu préfères qu'on termine tous comme toi
Et si c'est le cas tu peux te mettre un doigt, puis deux, puis trois
A la sortie de l'ENA ils recrutent des stratèges
Payés pour nous faire passer la dragée
Génération échouée sur les écueils des dictats médiatiques
Tout ça pour ressembler aux pitres que le petit écran abrite
Avec la précision d'un horloger helvétique
Le PAF s'enfonce fièrement dans les abysses de la connerie humaine
Consommer pour exister en filigrane dans tous leurs thèmes
Désinformation au programme H24 toute la semaine

Refrain :
Tudo bom tudo bem
Fluidamente
Firmeza total
Pépère sous l'caliente
Tudo bom tudo bem
Fluidamente
No pais tropical même l'hiver c'est l'été

On va tous se faire botter le cul par la mort
Et pour certains ce sera hyper violent
La société une caisse qui fonce dans le décor
Regarde ma gueule qui tient le volant
Faudrait stériliser l'injustice
Même si dans la pratique c'est pas facile
Et vu qu'elle perd déjà les eaux ça risque d'être Rock'n'Roll
Il y aurait moyen de voir loin avec un minimum de bonne volonté
Mais même avec 2 paires pour le prix d'une se perpétue la cécité
Mais tout le monde ne l'a pas vu, qui a vu verra, t'as vu ?
Bien ou quoi ? pépère, tranquille le chat, big up les animaux
Mais nique les autruches et les pigeons qui soutiennent l'autre blaireau
Au regard de cette vague liberticide qui déferle sur le monde
C'est plutôt rassurant de ne pas être un Mc Leod
Tu peux pas raquer mon CD ? vas-y ma gueule download !
J'suis aux portes de l'implosion, fumant pour oublier le code

Refrain

Et si je me faisais la malle
Là où le vent m'emmène
Loin des policemen
J'irais là où le soleil rayonne
Jusque dans le coeur des hommes
Loin de Babylone

A part ça

A part ça j'reste positif tant que c'est pas la penu' de bedo
Tant qu'aucune espèce d'énergumène ne me donne un ordre
Le système ne fait que se tordre pour se mordre la queue
Et j'ai rien contre lui botter son cul de chien galeux
J'ai fait mes classes dans le tag dans le graff et dans le Rap
Ma place en classe près de la glace où j'revasse et m'échappe
Pas de la race de ceux qui sucent pour prendre la "pole" du classement
Pas dans la masse de ceux qui s'usent pour que les rouages s'passent de grincement
Génération "têtes brulées" qui prend la plume pour te pondre des bûlots
Puisque nos quelques qualités à leurs yeux sont des défauts
J'aurais aimé te chanter l'amour comme Marvin, le grand Jacques ou Al Green
Chasser l'hiver qui s'obstine à nous squatter la turbine
Moi j'me fous de galérer et d'avoir le moral au niveau des bulles d'air
Tant que je n'ai pas cette vie d'imposteur qui ne parle que pour mentir
On a trop de mal à encaisser le genre d'existence qu'on nous propose :
Passer sa vie agenouillé sans jamais rien remettre en cause

J'préfère rester positif malgré l'état des pronostics
Sinon autant jouer à la roulette polak avec un automatique
J'serais pas une de ces petites chialeuses qui s'posent en victimes
J'ai un toit, la santé, du shit qui bulle quand j'déprime
Pas besoin des majors et de leurs triste vitrine
Les néons y sont roses et leurs artistes vêtus de strings
Et ouais ma gueule j'suis en indé j'dis c'que j'veux
Et si ça plaît pas à Martin Bouygues c'est encore mieux !

Big bro' veut qu'on reste sages et qu'on écrase quand on est de la baise
Mais autant allumer le gaz et s'rouler une dernière merguez
Le jour où ça s'embrase j'aurai le sourire aux lèvres
De la motiv' à bicrav' et deux-trois vies à perdre
Faut qu'on se sert un peu les coudes qu'on arrête de s'tirer dans les pattes
Moi j'veux qu'on mette le feux aux poudres et pas la vendre aux bamboclats

Trankilamente

J'ai pas le dynamisme d'un jeune cadre productif
Mais le realisme du type qui cherche un emploi fictif
Effectivement j'suis pas du style à me les rider
A me faire brider, guider, par une montée de cupidité
M'endetter jusqu'à l'os pour me payer un carosse
Et jouer l'cador au volant d'un 4x4 de boloss ?
Non vous savez bien, ces trips-là c'est pas pour moi
Et j'ai pas besoin de cet apparat pour me faire lustrer comme un roi
Si j'avaix dix plaques à investir j'finirais à Las Vegas
En mode face à face genre finale de poker
Là, j'poserai ma paire de boules sur le velours du tapis vert
"Maintenant on joue avec mes règles et v'là ma paire de jokers !"
Ouais c'est vulgaire, mais bien moins que cette société de merde
Où des baffes dans la gueule des publicitaires se perdent
C'est la victoire de l'egoïsme, la consécration de l'ignorance
L'absurdité de ce monde légitimise ma nonchalance

Non j'ai pas le temps, pourtant j'ai pas un agenda de ministre
Juste un préamp' à lampes, un crom', et quand je veux j'enregistre
J'ai pas le temps de te répondre quand t'appelles en masqué
Si c'est toi Zorro dis moi pourquoi tu m'as toujours pas casqué ?
J'ai pas le temps de refaire le monde avec des branques dans les soirée canap
Rien que ça jacte du colon reste tranquille sur la coke et le picrate
C'est toi qui pillav' mais c'est moi qui a mal à la tête
Y'aurait-il moyen que tu moucav' avant qu'on devienne tous bêtes ?
J'ai pas le temps de me coltiner les hypocrites et leurs non-dits
Les langues de putes et leur on-dits
Qu'est-ce qu'on en dit ? A part que j'en sors grandi
Trop de mal à me raisonner quand faudrait picoler mollo
Des fois je me retrouve au dessus des te-chios à regarder mon reflet dans l'eau
Après je rentre en zigue-zaguant et borde mon spliff dans le plumard
Puis part écraser ma ganache archi d'équerre dans le cendar'

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