Assassin
Note mon nom sur ta liste
Le futur que nous réserve-t-il ?
L'homicide volontaire
Touche d'espoir

Casey
Libérez la bête

Iris & Arm
Les courants forts

Kamasoundtracks
Soul'Sodium

La Caution
Les rues électriques
Asphalte Hurlante
Crash Test
Peine de maures
Arc-en-ciel pour daltoniens

L'Armée des 12
Cadavre exquis

La Rumeur
Le poison d'avril
Le franc-tireur
Le bavar et le paria
L'ombre sur la mesure
Regain de tension
Du coeur à l'outrage

Olympe Mountain
La montagne ça vous gagne

Oxmo Puccino
Opéra puccino
L'amour est mort
Le cactus de Sibérie
Le Lipopette Bar

Psykick Lyrikah
Derrière moi

Sept
Amnésie

Sept & Lartizan
Le jeu du pendu

Soklak
1977
Maow Airlines

Kamasoundtracks - Soul'Sodium

1. Time code
2. Verdict & Vertigo
3. Camisole chimique
4. Crise péritel
5. Métronome
6. M le Maudit
7. Soul'Sodium Industrie
8. Extorsion de fonds
9. Sur un fil
10. Versant nord
11. Pause
12. Chocolat et sucre en poudre
13. La tangente
14. L'air de rien
15. Epok & Orgie
16. Bonus track : Texas Marauders

 

Verdict & Vertigo top
(Loop - Iris / Mr Teddybear)

Alors Verdict qu'est-ce t'en pense ?
Pour tout dire Vertigo le lieu n'inspire pas la confiance
Encore un qui revient d' là haut t'as vu la gueule qui tire
Il parait qu' Mars en c' moment c'est les States en pire
Quelle heure il s' fait, jamais d' montre tu sais bien
Et t' façon ils ont foutu l' temps en apesanteur
Et dans 100 heures ? Et dans 100 heures t'en aura plus besoin
Pas sûr Vertigo, mais si, pas sûr...
Ha merde j'ai oublié d' dire au revoir, pas toi ?
Ca regarde qu' moi et mon miroir
Vertigo : Alors Mars ou Uranus
Verdict : Monte dans ma fusée moi j' repars en bus

Ca s' pourrait qu' l'homme étende le marché dans l'espace
Pour coloniser l'univers, mondialiser Mars, Alpha - Tango - Charly pour Alien
Où en est la mal-bouffe là haut, à quand le Happy End ?
Nouvel échelon spatial un brin banal pour eux pour nous nouvelle esclandre
Combien de rayons de lumière avant la pancarte " Planète bleue : poubelle à vendre "
De la témérité dans les bagages
Clairement capables de tout à quand l' premier voyage
Un œil sur le télescope l'autre sur le minuteur : Arivederci
Pour nous le profit mais bon on vient en paix
Pour le partage des cultures signez s'il vous plait
Les temps seront durs pour l'espèce dans l'espace
Galacticalement qualifiée de bouffe cash
Ils ont cadenassé les secrets dans les comptes effacés des fonds déplacés
Voici l'insolente mise en scène du filou et d' la finance fiancés
Laisse les parler laisse les plaire à ceux qui vont s'y perdre et s'y laisser berner
J' peux pas renier les détails
J'attends mon heure dans les derniers, prends mon panar à les cerner
C'est en périphérie des péripéties de tacticiens que les directives s'appliquent
Et y'a récidive
Péripatéticienne + politicien = péripatéticien pathétique
A chaque approche d'élection c'est dead consternés à la vue d' la sélection
La poudre aux yeux a son banc d'expert et c'est dire si j' me méfie des applaudissements
Pour qu'on dévie les plans qui s'effondrent, les petits défient les grands qui les font
Salives anti-gourance parées dans nos glottes attendant q'un abruti les ponde
Alors boycottons l'ère des cockpits au cœur du sytème
Dans l' fond c'est que du biz and love
Dans la galaxie oublions les opposants
Ils ont qu' leur fainéantise et leurs antennes... Verdict et Vertigo...

 

Camisole chimique top
(Soklak - Sept / Weeda Fresh)

J'sors de ma léthargie médicamenteuse
Champ de vision qui s'élargit sur une peinture crasseuse
Recouvrant les plafonds lézardés par l'humidité que dégagent
Les fronts des démons s'étant invités dans nos nuitées
Un néon vocifère, l'apparition d'ombres morbides
J' serre les paupières et tente en vain de faire le vide
Son murmure électrique s'imbrique avec les cris des névrotiques
Dans une rythmique que dicte la prise d'anxiolytiques
Tranxen, Ludiomil, Temesta et Prozac
Quand t'es pas dac' on t' plaque et t' pique sans tact
Et là c'est le black out
Donc je trinque avec les loufoques, salute
Et cul sec j'ingurgite mon quota de médoc
Le cocktail qui te met kaput, t'expédie au padoc
Te passe l'envie de sortir ta biroute dans le bureau du doc
Les mirettes bordées de valises, j' déambule dans c' t'asile
Où les timbrés rivalisent confrontant leurs profits

Refrain :
C'est mon esprit qu'on sonde au service psychiatrique
Mais j'ai peur qu'ils confondent folie et repli psychique
J' m'isole dans mon monde qui m'a donné l'asile politique
Ici mon corps est prisonnier de la camisole chimique
J'entends des voix qui grondent agrémentées de visions chaotiques
Et si la terre n'est pas ronde c'est le fruit de leur diagnostic
Mes démons ont les dents longues et font dans le métaphorique
Dans ma tête un ping-pong entre serials hystériques

Pris dans cette spirale de barbarie où tout s'oppose
J' fais partie d' ces gens qui respirent mal la vie qu'on leur propose
Chuis p'tet un peu trop sceptique pour y être en osmose
C'est des neuroleptiques qu'on m'a prescrits à haute dose
Votre paradis, c'est la parfaite réplique d'un Kolkhoze
C' qui cause ma maladie mon prétérit
A mon avis j' mérite aut' chose
Plutôt qu' l'état m'isole dans c' t'espace limité entre la camisole et des activités
Auxquelles on tente de m'initier pour plus qu' je ressente ma soit disant infirmité
J' reste incertain et divisé des médecins violent mon intimité et m' volent ma dignité
Mon déclin prend son envol comme pour les mystifier
Mes rêveries quelqu'un d'incrédule m'a interdit d' m'y fier
Mon destin tient dans une gélule sous pellicule plastifiée
J' m'invente des libellules par milliers
En attente dans ma cellule l'angoisse latente s'est intensifiée
L'infirmière censée panser mes blessures m'a ri au nez
J' suis plus qu'une lecture griffonnée qu'on froisse derrière des murs capitonnés
C'est moi qu'ai rien à voir ou les bases indécentes de cette vie de merde ?
Dans l'entonnoir d' la haine ambiante combien d'esprits s' perdent ?

Refrain

Selon l' pedigree des lésions affectant ta volonté
Ils font de toi un cobaye où t' mettent en quartier de haute sécurité
Là où la densité d'éther dans l'air est surpassée par l'électricité
Ici pas d' légères excentricités

J'fuis la connerie et sa pollution, bien à l'abri derrière une folie
Haute résolution
Ils m'ont mis dans ces gros blocs de béton où y'a ni de sortie
Ni d'évolution
La chimie, les électrochocs, la lobotomie c'est pas des solutions

On nage plus dans l'idiotisme du simplet sympathique
Et derrière ses vitres Starling surveille les répliques
Faudrait pas que j' macule la blouse blanche
Du guignol à qui je prodigue des éclairages psychanalytiques
Mais ça me tente !

Mon manque de tact véner et mes crises importunent
Donc on m' planque mais j' constate que mes déviances légères
Deviennent plus compactes au contact de mes frères d'infortune
J' désespère, des chances de sortir de là intact j'en ai aucune

Refrain

 

Crise Péritel top
(Grems / Weeda Fresh)

Refrain :
Et dire que c'est ma télé qui m'éduque
Truc de dégénérés, pourquoi vénérer ces putes
Pourquoi rester dupe, pourquoi répéter ces tubes et houai
Gamine j' vais répéter ma télé fait des putes

J' matte Envoyé Spécial, la vie des envoyés du diable
Les employés plus stables, les renvoyer les enfoirés du câble
Les 100 soirées du mois, les riches, les grands loyers, du choix
Télé achat, publicité Dubois, stupidité tu vois
Un DVD c'est plus franc, prenez-nous pour des bœufs
Pour des teubés pour des cons en gros on est tous saoulés d'eux
Casse ta TV, elle efface tes souvenirs, tes moments
Ca veut tout dire, elle nous désire et elle se fout de savoir t'es comment
Et on s'en tape de Total, de vos sapes de connards
De vos pattes de morfal, de la Starad, de Solar
Vos vieilles arnaques, vos traquenards, vos mises en scène
Vos immenses peines, résonnons-nous il faut qu'on brise l'antenne
Des femmes, des poupées, des scènes découpées, des thèmes étouffés
Bethléem dessoudé et les mêmes dégouttés
Putain de pollution visuelle, c'est d' la bouffe aux cochons
C'est bon pour toute relation conflictuelle et pour les prolos cons

Refrain

J'baise mon téléviseur, c'est une bombe appelez les démineurs
Pire que le gaz elle aime abusé des mineurs
Les médias des pédés mais c'est les décideurs
Tu veux y pénétrer, raté, contré car à l'entrée c'est des videurs
Télé égale discrimination, magnéto pal-secam,
David Beckham, Whitney, Sydney, pas d'intimidation
Disney, Mickey, Gros-Minet, distrait par cette initiation
Baisse le son prolo, baisse vite les décibels
T'es à l'affût des sitcoms dans l' cul t'as une prise péritel
Ma télé m'a bien carotte avec ses pubs
Après étude des salopes et des nuls ça fait des tubes
On t' propose une banque mais sans te parler des agios
On t' propose un CD deux titres où on fait poser Massimo mec
Et on tombe tous dans l' panneau, ces salops nous trompent tous
Normal t'es ouf ils sont plus que nous tous ces mégalos

Refrain

 

Métronome top
(Iris - Arm / Pan@point)

J' me retrousse les mâchoires un sablier m' seconde
Gare à l'attente car j'ai vu mon pluriel fondre
Voyelles et timing contre ma couenne rouillée
Le voyant délaissé, les crocs frêles et usés
Même désabusé pas d' ton à perdre en souffle court
L'ossature vacillante se perd dans l'opaque lourd
Humeurs pures livrées en pâture aux impatiences
En silence la peur s'orne, en silence

Refrain :
On sait l'heure fuyante et cramponnés à ses flancs
On tait l'étrange comme attirés par ses rangs
On sait l'œil glissant et envoûtés par l'errance
On crée des franges au ras des crosses et leur démence

Palpant le verbe à la base, en confrérie d'idées sèches
On lit des mèches mouillées, gardant l'horloge à l'abri des flèches
Sécrétant l' mal d'apparence, sûrs qu'à l'obscur
N'arriveront qu' des miettes d'arrogance qu' nos textes obstruent
Et les temps passent, rapprochant l'échéance
Qui vaste alors s' réduit et s' devine droit devant
Réduction progressive du champ sonore, un signe
Trop tard ici rien n'engourdit la trotteuse
Syntaxe à trier au seuil des dixièmes
A c' qui scintille mets des guillemets car
Les aiguilles s'agitent, s'agrippent et s'invitent à la course folle
Rapper, déguerpir et faire ça vite
La progression s' cale au coin, médite peu, agit vite
Mais dites-moi comment la fuir enfin
Hors de danger mes peurs sans fin s'enflamment
La précision s'impose la nôtre est d'horloger
Puisqu' infatigable, inévitable il pousse à bout
Il court, il court, inéluctable et face à nous
Au mot prêt on prend la mesure du dépaysement
Rythme de croisière au tempo jamais ivre
Pas à pas, la page à plat ou pas
Présages, détours, impasses s'entrecroisent
Foire aux bêtes noires en nos têtes froides,
Trèves d'inepties, vis ton laps ou crève

Refrain

Dernier souffle, quoi dire, l'un fatigue l'autre
Lymphatique : faillir à résoudre
Pour et contre trop pesés, les bras m'en tombent
Départ en trombe arrivant tremblant
Trompeur le temps opère à vif
Clameur vive et battement rabaissés au cœur
Il réduit le champ de vision visons-le à bout portant
Pourtant même à blanc j'avoue que le temps me manque

Refrain

 

Soul'Sodium Industrie top
(Loop, Iris, Sept, Grems, Arm, Soklak / Presto Loop)

Loop :
Hausse en flèche : news du cash ? Les nouvelles sont fraîches
Vu le communiqué des rapports machines et porte feuilles de mèche
Marchant plein pot... l'industrie exploite son rendement
Sur un air de Charlie Chaplin sans modernité dans l'écran
Les académiciens du Soul'Sodium restent méthodiques
Planifient leurs écrits loin des écoles de chants cathodiques
C'est mécanique l'indépendance fait comme elle peut
Pratique l'humilité des petits bolides roulant sur la pointe des pneus
Ah messieurs... le monopole ils savent qu'ils le saignent à blanc
Bush Kerry et Ben Laden beaucoup baignent là-dedans
Si tu l' captes maintiens l' cap des locos dans Mac Do ne rêve plus de paquebots
L'époque nous force à naviguer dans les mêmes flaques d'eau...

Iris :
La bête sommeille cependant qui prête l'oreille
Faut bien l'admettre Gulliver graille et laisse les miettes au personnel
Sur toute la ligne un mielleux basique masque les dérives
Les vieilles ficelles s'effilochent c'est pénible
Enfourchant des canassons d' conquête en compilation
Déplaçant des populas' en fonction des conspirations
La paix dans l' monde a mauvaise presse, et elle, qui l'a sécurise ?
Quand l' roi des fêlés se prend lui pour l'as de l'intempérie
Si l'atypique nous tape à l'œil et nous rend malade
C'est qu' nos visions dénichent les maux : déclics refusant l'escalade
Si tout s' dérègle faudra un bête de dépannage
Y'a pas de SAV qui te reprend l'époque dans son emballage

Sept :
Perdus sur une sphère où les ulcères et les exclus prolifèrent
L'existence un chemin d' pénitence en solitaire
Parmi les chimères bien mises en évidence qui vocifèrent
Les rues sont devenues l' champ d'action des structures policières
L'ascension des élus les plus autoritaires fait qu' le futur n'est plus aussi clair
Y'a trop de répressions trop de misère que nos cerveaux digèrent
En rupture avec cette culture somnifère
Qui vomit d' l'air vu qu' faut distraire la population, Aliénation prioritaire !
Marketing magazines et packagings assassinent nos critères
On n' peut plus être sans avoir c'est l'unique auxiliaire
Qui permet de s'asseoir à la table des négociations
Et de rendre supportable c' t'ordinaire d' spéculations immobilières
La création sert d' faire valoir à l'expansion de vos filières
En réaction c'est d' notre passion qu'on reste dépositaires.

Grems :
C'est une histoire de parallèle
De placement, de paramètre, de vachement ou de bagatelle
De relâchement de grands méchants à la Azrael
Des gens emmerdants répondant tous présent à l'appel
Des speakerines Marianne Chazel, Annabelle, Julia Chanel
Ca parle de femelle, excusez-moi mademoiselle
Pourquoi tu la ramènes, ça parle de guerre, de caravelle
Des cums tout shtraques sur la passerelle
De 2 Pac à Machiavel
De gars qui dit qui s' fait péfra mais qu'il a pas d'attelle
Tommy qui se dit nesbi,
Ici c'est teushi gras, ganja, caramel
C'est comme Bursty à Sarcelles
Le chaos des villes ça harcèle
On est des artistes aux écrits libres de droit chez la Sacem
De peintures, 2-3 pastelles, des murs, des toiles
Des graffs, des portraits bidons faits à l'aquarelle
Des forfaits d' phone d'Alcaltel, des hamburgers, des falafels
Des à la traîne, rendez-vous Porte de La Chapelle, Soul'Sodium

Arm :
A court de mot l'époque fuse, déraille parfois perd le nord
S'emballe grave et t'use pendant qu' tes potes filent
Equipé large sourire, profil type
Le larfeuil dictant les règles de ce type triste
Rames bondées, bousculades bruyantes
Odeur lourde d'une meute, rafale en sortie d' taf
Epoque fière, progresse à la masse
Et fabrique des allures fades qu'on piste à la trace
Des silhouettes frôlent l'abîme, brassent la ville
Se croisent sans cesse sans s' voir, palabres sans fil
Epoque fière du volt à la lune et d' ses contraires
Du colt à la plume

Soklak :
Des fois j' me dis... Soklak
Qu'est-ce tu fais dans c' monde de narvalos
T'aurais du rester dans les couilles à ton père
En plus il a arrêté le vélo
Mais me v' la coincé dans cet engrenage monodimensionnel
Où les écrans plats font soit disant des merveilles
Cette époque veut que les combats se mènent sur Internet
Que du pixel et plus de pavés à foutre dans les fenêtres
Ca s'embrouille sous lithium, kit mains libres et autres gadgets
Pendant que les couples se forment sur les forums de la jaquette
A cause d'une poignée d'acariâtres bureaucrates qu'ont les cartes
On s'écarte de la possibilité que notre progéniture puisse kiffer
Un souffle d'air pur
Dans la grisaille de nos mégapoles policées à la pogne d'état policier

 

Extorsions de Fonds top
(Loop - Sept / Weeda Fresh - Shone)

Refrain :
Rien n' les arrête, et tu dois faire de l'argent
Pour payer c' racket permanent
Chacun tente d'aller de l'avant en s' débattant
Mais sa dette l'écrasant comment relever la tête décemment ?
Et c'est ça l' plan, t'empêcher d'y voir net et te la mettre méchamment

Comment gober l'intox ? La pilule passe dans les câbles du voisinage
Lui s'il était plus honnête avouerait qu' du racket il n'en connaît pas juste que l'image
Savoir qui nous baise est le minimum, l'excès de lucidité n'a jamais tué personne
C'est le filtre de sûreté visuel : du surplus d' pub dans les décibels
C'est dans l'époque, pas une peur de paranoïaque, vois ce qui nous braque
Une averse de taxes versant plus d'un seau d'eau plein par anorak
C'est rampe ou raque et si tu quittes la ville subît l'impôt sur l'exil
Imprègne toi des nouvelles du vol sans frontière juste avant de quitter l' domicile

On subit l' racket du prix qui t' rémunèrent par tête à celui d'une paire d' baskets
Ils te serrent pour trois barrettes mais même une plaquette reste une misère
Quand on considère les disquettes qu'ils mettent sur chaque hémisphère de la planète
Les limites sont pas nettes entre qui ils inquiètent qui ils libèrent et qui ils arrêtent
Contraint d'abdiquer face à des mécanismes bons trains
On feint d'appliquer les lois dictées par un terroriste mondain
Au confins de l'égoïsme que cette supercherie contient
Chacun thésaurise son bien, mais combien ne mémoriseront rien

Ils ont stoppé la prolifération d'artistes en voie d'apparition
Grattant sur tous les fronts de la prod aux placements en passant par la promotion
Ils te ponctionnent jusque dans l' son
Si tu veux qu' ton disque fonctionne tu t'y plies ou t'en subit les sanctions

Refrain

Hurlement initial déchirant comme un pressentiment survenant brusquement
Rêve d'enfant qu'on balise par convoitise là où le sentiment se verbalise injustement
Dès l'enfance on pousse à la dépendance planquée sous les sommiers
Le profit abusif un calcul complexe loin des mathématiques d'écolier
Et passés l' cap des singles de la Star'ac jingle premier pétard
C'que les petits veulent les dernières Nike pour pouvoir jouer les stars
Plus terre à terre, plus tard lui raclera pour eux de ses poches trouées d'alcoolo pas clair
Elle rentabilisera la redevance télé devant les colocataires
Un avenir ça se prépare mais pour que la tire démarre faut déjà remplir le réservoir
Si tu veux voir la trajectoire de ton bolide franchir les hectares
Loin du sordide et du désespoir, ensuite suffit pas d'avoir le répertoire
Faut aussi racker un forfait solide sinon l' mobile c'est qu'un accessoire
Forcément ils blanchissent l'or noir par franchises que les parties prennent
Placent le bénef dans les comptes certifiés plus valu de chez Elf Aquitaine
La R.TAP payée grassement à chaque déplacement ne tolère pas de dépassement
Ses agents t' frappent elle palpe salement et t' sape légalement
Ils t'ont pas eu les autres fois ils t'auront c' coup ci
Mais j'ai déjà fourni dans l' chassé croisé pourri
Du chat et de la souris auquel on restera soumis
Tu parles de locos à l'ancienne Sept ? Moi j'entends rien siffler
Le coût du rail est tel que rares sont les contrôleurs croyant que je m'y suis fait
La liberté se paye cash faut que j'en parle à mon banquier
Le purgatoire en personne de mon compte l'unique rentier
En cas de crédit quand il tape dans la salle des gains c'est fou
Sur les trois quarts de mes dépenses mes taxes pointent au garde à vous
Quand les corsaires des hautes sphères opèrent ils faussent les données pour te noyer
Les p'tits actionnaires servent de paratonnerre c'est la colère de milliers de foyers broyés
L'abus de prélèvement, formalité dans les mœurs ta tombe lui revenant
Biz d'église en réseau pour eux la mort n'a de prix que l'évènement
Futur TVA sur testament ils taxeront légalement
Détourneront prestement ce qui t' restera de tes parents
J'attends l'explication de mon vivant mais ils aiment quand le procédé reste lent
Tant qu'ils encaissent les versements, tant que c'est eux qui te baisent et pas inversement
Tu rackes même l'emplacement de la pierre d'où le nombre de nom sur une plaque
Fin de carrière opaque reflétant dans une flaque l'entassement dans les grands cimetières

Refrain

 

Sur un fil top
(Iris / Pan@point)

Refrain :
Il tient debout sur un fil qui borde un précipice où son sort peut dégénérer
Partant du principe qu'en un battement de cil son cœur peut décélérer
L'humain est stressé du moins d'être à demain est pressé
Pensant qu' plus vite il ira et plus la vie l'aidera à comprendre
Il a décidé d'arrêter d'attendre

Dans un chahut qui parle pas mais qui presse le pas
J' prends l' temps d' freiner ma course au risque de frôler l'entorse
N'ayant pas l' profil qui colle au formulaire
J'adopte une position particulière, élément statique dans la fourmilière
Observation des aller-venus des comportements devenus modernes
Le progrès a un appétit d'ogre, il digère à la vitesse de la lumière
En perspective un touriste en soucoupe qui fleure bon le désordre lunaire
Dépasser les bornes et dans ces normes déclassées retracer des formes
Mais qu'aucun n' soit soucieux pour la terre et son endurance
Ne simplifie pas l'affaire
Moi et mes répliques phonétiques dans c' dialogue de sourds
On pèse pas lourd
A l'heure où l'homme préfère à ses voisins l'autre bout du monde en un clic
Nos velléités de débat et d' créa ont flanché laissant des idées en plan
Nouvelle vitesse enclenchée réelle : pied au plancher destiné au flan
A86 un salopard pour une quinzaine de places prend la roue d'une ambulance
Devant lui des tubes et des machines surveillent un motard
Mort avant d'atteindre les urgences
Qu'est-on prêt à faire et dans quels pièges est-on prêt à s'enferrer
Quels risques est-on prêt à prendre ou à faire courir
Pour gratter cinq minutes à peine

Refrain

Pour ceux qui par peur du faux départ seraient restés bloqués dans les starting'
Notez qu' dans l'humeur massacrante des files d'attente y'a une place à prendre
C'est là qu' j' sors du casse-tête sans zappé les caces-dédi
Vertigo-Verdict
J'oublie pas Mister Oner, Dirty, Mear Le Labyrinthe et Yellow Fingaz

Refrain

 

Versant nord top
(Sept / Weeda Fresh)

L'Olympe Mountain : Point culminant situé à des hauteurs inaccessibles,
C'est la demeure divine d'une confrérie obscure oubliée depuis des siècles :
Les Dieux de l'Olympe, Ares, Dionysos et moi-même Hades, le Dieu le plus
Puissant de l'Olympe résidons sur le versant nord. Un lieu de perdition froid
Et morbide où des destins funestes s'entremêlent dans la tempête.
Mais nous y sommes nés nous y errons, nous l'aimons autant que nous le
Détestons et rien ne pourrai nous en guérir. Célébrons sa triste gloire.

Pour notre versant dégoupillons un litron racé
A c' climat oppressant d'habitants entrelacés
Ici nous pillons le passé dans les vents hurlants et les tourbillons glacés
Scrutant l'horizon cassé campant sur des positions déplacées
En sentant passer des courants d'opinions effacés
Regardant s'amasser vos millions en liasses d'argent froissé
Agacés par nos visions angoissées d' collisions d' masses
Et de portillons cadenassés
Combattant les centaures aux habitudes tellement rudes
C'est encore c' ressortissant du grand nord arpentant l' versant sud
Deux versants nonchalants ou stressants, deux types de temps
Deux nids de serpents
Une seule amplitude, c'est ça l'Olympe
Un haut pic sur lequel les plus mégalos grimpent
Une pente oblique où ruissellent les flows des démagos
Quatre ou cinq raclos simples
Sur chaque versant l'info qui part en échos feinte
Les descendants d'Hersan collabos des chaînes sacro-saintes

Refrain :
Ici les perdants ont tort, et j' vois tant d' gens s'y perdre encore
Même si t'as ça dans le sang quand tu le ressens dans le corps
Aucun de tes sens n'en sort
C'est ce climat oppressant que vivent les ressortissants du versant nord

L'immobilité m'exaspère fossilise mes possibilités de voir clair
Dans l'hostilité des artères où nos visibilités s'altèrent
Un silence obscur glace les nuits métalliques réduit les trafics
Puis laisse place à l'immense murmure de bruits mécaniques
Tant de pollution publicitaire légale
Nos pulsions s' libèrent durant nos excursions pluridisciplinaires dans c' dédale
Un nid de vipères et d'exclusion similaire aux réclusions qui diffèrent
Suivant un critère ancestral
Esquivant les schmits l'esprit vigilant
S'exilant blindés d' shit on lévite dans des sites à l'effigie des dirigeants
Les couches de crasse des murs et des types les triplent à l'encre
Comme pour être sûrs qu'on se ressasse leurs périples
Au centre à l'est complètement à l'ouest au sud et au nord
Augmente ton volume sonore, ramènes ta veste et demandes pas
Où est-ce qu'on va quand est-ce qu'on rentre ou c' qu'on aura dans le ventre
Jusqu'aux aurores, on pratique un hors piste en technicolor sur l' versant nord

Refrain

 

Chocolat et sucre en poudre top
(Loop / Daril Coxone)

J'suis Lionel comme Richie : " all night long "
Vendeur de rêves sur un clic-clac de luxe beau gosse ah...
Straordinario ! quel joli scenario, sex impresario
Woaaaah !
Chocolat et sucre en poudre, cappuccino
Délicat dans le détail à l'after d'une folie dans le plumard
Figaro ! Je vois la vie en rose quand ça m'arrange
M'endimanche de mon auréole suivant ma conquête
En cas de fatigue, tout pour un sommeil soyeux
Des rêves en alcantara servis comme du pain bénis pour deux
Presto love pour la boîte mail feeling haut débit
Il chat quand il bat de l'aile, bisous virtuels...
Romantique sur le clic, tout pour l'esthétique
Jamais sans mon " chubiduwap computer love "
J'aime les brunes aux grands yeux brillants comme les gens que j'aime
Revêtus d'un charme tellement discret
Femmes je vous aime rendez-le moi comme il faut
Les flammes sont trop belles pour les garder bien au chaud

Presto love highree yo...et un d' plus dans la chienneté.

Original shnèke yourself
Et Cupidon plante ses flèches dans les fesses d'à côté.
Presto love highree yo...cuando brillerai nella mia mano...

Mon pote Beenoz m'a dit qu'au zoo c'était bien bogoss
Qu'il avait serré sa go devant une flopée de rhinocéros
J'y pense dans le métro parisien
Le raconte à cette femme divertie de ma folie de mec en chien
Bingo ! Penses tu, Loop le bon gars, toujours baisé !
J'aurai pu insister mais je suis pas un gueux...
Beaucoup des miens désespèrent depuis que la gente féminine
Se perd dans leur chienneté profonde
Alors ils pensent que les ex n'existent que pour s' dire qu'on est cons
Et qu'on ne sait jamais ce qu'on a sous la couette !
Cette nuit là je me suis dit : tout dans le p'tit ou dans l' corazon
Corones mollassonnes j'ai tranché !
Histoires de ne pas la jouer : tu sais, qui sait pas attendre
Le lendemain j'ai regretté ce n'était pas un cœur à prendre
La chienneté ça rend nostalgique
Demande à Kuet, Gibb et la Mauloiserie, Cyclo the kidd...
Ramène toi petite fraîcheur, qu'on construise ensemble comme les castors
S'abreuve dans les rivières, tise de l'eau sauvage
Brandisse des cônes vers le ciel, kidnappe les étoiles pour se les offrir
Puis on repartira en riant sur leurs convenances.

 

La tangente top
(Iris - Soklak / Cyclo)

A qui manqueraient mes visites si du jour au lendemain j'arrêtais d' donner des news
Pour x raisons passer le fossé quand j'en aurai ras la calvitie
Il est encore un peu tôt pour dire qui du corps ou des nerfs coupera le cordon
Qu'est ce qui pour finir fera s'accorder l'extra et l'ordinaire
Mais pour le bien de mon âme et de celle de quelques uns comptés sur une main
Il s' peut qu' j' m'arrache de là débordé d'émotions disparates que l' temps rattrape
Si contre un peu d' piquant les ronrons lâchent les rennes j' pourrai renoncer et rester al
Mais si c'est vivre juste pour se maintenir à flot autant mettre les voiles
Pour aider à colmater les brèches il est vrai l' rêve a son arc à plus d'une corde
Et l' dicton veut qu'avec des si on foute Paname dans une canette
Le vase déborde : une porte s'ouvre ; le vent du départ : mes forces redoublent
Avant d'être à bout les jambes à mon cou, bouge ! Autant en emporte le doute
Zapper les traces et s'extraire de l'anarchie des données routinières
Pour n'écouter qu' l'inépuisable énergie qui m' pousse vers d' chauds courants d'air
Il est encore un peu tôt pour dire qui du corps ou des nerfs coupera le cordon
Qu'est ce qui pour finir fera s'accorder l'extra et l'ordinaire

Que diraient-ils si demain j' me volatilisais
Ecoutant mes rêves d'îles tropicales balayées par les alizés
Loin des sourires mercantiles, myocardes galvanisés
Et autres hypocrites volubiles me poussant à m'enliser
Ou à réaliser que je n'ai rien à faire ici, décamper fissa et stoppez là c' récit
J' laisserai pas de traces ni d'adresse mais c' qui me tracasse et m'agresse
Bifton 3ème classe pour le Zion Express
Mes aspirations : un monde meilleur et connaître l'amour
Me casser ailleurs loin de la merde des faubourgs
J'y passe le jour y erre la nuit
A la recherche de je ne sais quoi qui pourrait peut-être tromper mon ennui
J' croise les faciès enduits d'une pellicule de grisaille
Les regards aigris des cadavres en sursis qui font ripaille
J'ai sauté en base jump de l'utérus de ma génitrice
27 pigeons une chute vertigineuse sans parachute
Faut qu' j' taille avant de péter un câble et que les dettes me criblent
Que j'aille foutre les pieds dans le sable
Et pas dans une paire de Nike made in Philippines
Le temps cavale et mes rêves de gosses prennent de la bouteille
J'attends toujours pas l'aval du boss pour kicker sur des bootlegs

 

L'air de rien top
(Arm / Weeda Fresh)

Refrain :
Peu importe où se perdra l'âme où se taire le drame
Où se mettra le temps, tout petit
A chercher où se cachera l'art
Nourris l'essence, dont l'absence attristera
Un ciel étrange dont l'éclat sera triste et rare

Il a remonté la rue, tête basse, hésitant
Fait 23 mètres, longé les murs tout en cogitant
Jusqu'à l'écluse, s'est assis face à l'eau calme
A roulé sa clope, avachi sur un mur crade
Marié la flamme à la feuille, et la face calme
Donc sereine à respirer l'épaisse vague
Craché son flair à l'obscur, confondu au terne
Puis rêvé de visages purs pris au piège
Quelques secondes, larver quelques heures
Alors quelques jours à la longue, profilés en sourde vapeurs
Renié l'effort presque près d'une vie
Qu'on dit " salutaire ", lui disait " petite mort sans bruit "
Une guitare sourde, ébène pour le teint pâle
En plein vol, cloué au sol sans moindre escale
Il a raté quelques trains
Et il est resté là... l'air de rien

Refrain

Il saluait les femmes poliment d'un geste absent
Courtois, feintant d'oublier ses vingt ans
Il condamnait les astres à rougir
A baliser son chemin de centaines d'ivresses à ouvrir
Il occultait sa peine à gémir seul
Avec six cordes à l'appel d'une éthique vaine
Il ombrageait les rues à la chaîne
Passant de mur en mur, passe muraille à la traîne
Dans l'arène, les guerriers assènent, obstinés
Lui, roi de l'ombre, attristé, ayant perdu sa reine
Il gardait la nuit avec rage
Certains disent qu'il cramait sa vie comme un lâche
Du haut des terres, pages blanches, à l'espoir
Comme héros d'un verset de plus à l'écart
Il a raté quelques trains...et il est resté là...
L'air de rien

Refrain

Il a raté quelques trains...une vie...
Et il est resté là...l'air de rien

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