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Iris & Arm
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La Caution
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Le poison d'avril
Le franc-tireur
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L'ombre sur la mesure
Regain de tension
Du coeur à l'outrage

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Opéra puccino
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Sept
Amnésie

Sept & Lartizan
Le jeu du pendu

Soklak
1977
Maow Airlines


Tous les mois, un texte choisi parmi tous les titres pésents sur le site,
afin de vous donnez envie d'aller en lire ou en écouter un peu plus...

Extrait de l'album :

Sept - Amnésie



Pièces à convictions

[Sept]
Un tas de gens plient péniblement sous le poids des croix et des peines,
impatients de vivre paisiblement - l'argent a terriblement fait des siennes.
Ils croient diriger librement leurs choix mais des lois les détiennent.
Visiblement, là où cesse le droit le monde baisse ses persiennes.
Et si je te mens, t'entendras ma voix sur les ondes hertziennes.
Des briseurs de rêves t'asphyxient, aiguiseurs de grèves et aiguilleurs crèvent dans le trafic.
Si tu survis à leurs cris c'est que tu dis pas non quand on t'a dit que si
la combativité sous le plastron se raréfie,
incompatibilité, quand la glace rompt c'est les cars de képis.
Poursuis ton activité, essuie l'affront par défi,
tant qu'ils nous la feront et que l'Etat détruira l'art qu'on apprécie,
tant qu'on réduira ce récit à des facéties sans espoir précis.

[El Ness]
Mais qu'est-ce qui pousse chacun d'entre nous à rendre le mal par le mal ?
Pourquoi trahir ? Savoir aimer c'est savoir haïr.
Pourquoi de sombres pensées se laisser envahir,
dur de s'ébahir encore devant un phénomène paranormal.
Descendance blasée, navrée, lassée de s'écraser, tous veulent se caser, se placer -
dur quand le taf devient aussi rare qu'une parabole ovale.
Les chiffres disent le contraire mais les nouveaux boss ont les boîtes intérimaires,
eux seuls tranchent et délibèrent.
Peu solidaires, on se prépare à un bel hiver,
à une terrible ère comme un vétérinaire devant une intervention chirurgicale humaine,
on se pointe aux mailles inaptes. Joint sur joint by night,
on squatte le mic et jacte des heures sur ce qui se passe ou qui s'est passé hier,
près d'ici ou ailleurs, qui n'a suscité que deux lignes dans les faits divers.
Tous manipulés, acidulée mais mal diluée la pilule qu'ils ont attribué.
Habitués à tituber, on se contente d'être assis sur des sièges éjectables.
Dur de rester une personne respectable.

Refrain :
Interminablement traité en fonction de ton faciès ou de ta condition,
chaque situation devient véritablement une pièce à conviction.
Planqués sur des positions derrière les herses de leurs forteresses,
l'omerta perverse s'exerce là où les forts se dressent.

[El Ness]
J'avoue avoir du mal à trouver chez ces vieux débris de l'Assemblée un fragment d'humanité.
Marqués comme les bras d'un tox, on ne distingue plus l'info de l'intox.
Nos récits ne sont que le triste reflet de cette dure réalité.
Assis dans leur confort, il leur est facile de nous parler d'égalité.
Voies de garage, vols à l'étalage, braquages :
un décalage, un clivage entre la masse et la soi disant élite politicienne.
Je fais déballage de ce dont on a hérité,
certains sur l'échelle du déraisonnable créent des secousses violentes.
Incarcérations répétitives, d'ici à ce qu'ils sortent de taule les condés armés à bloc
feront leurs rondes à bord de grandes soucoupes volantes.
La justice est dépassée mais surtout trop lente,
plus le temps de rêvasser, le but est de brasser, amasser les liasses ;
pour ça les jeunes s'occupent de vendre.

[Sept]
C'est l'histoire d'une accumulation routinière d'abus dans les cellules,
de l'humiliation en situation irrégulière ou - quand t'es crédule -
les viols de clandés dans la souricière, c'est véridique.
Y a que ça qui les fait bander derrière le tiercé et l'esprit de flic,
ils se disent qu'ils l'ont puni et que ça lui servira de leçon.
Ils brisent du noir mais pas l'espoir et ceux qui l'ont fait le refont.
Ils civilisent comme les Etats-Unis à coups de peupom,
à coups de queue ou à coups de fusil, aussi belliqueux que le Front
ils s'épanouissent en souillant l'existence des plus faibles.
Leurs rêves de dominance s'évanouissent en fouillant leur enfance de shbebs.
Des lâches qui se lâchent à plusieurs sur une mineure,
qui savatent des voleurs de trouille de se rabattre sur des surineurs.
Comptes pas sur ces fripouilles pour draper ta dépouille, ils ont ni de couilles ni d'honneur,
nés pour chlaper les crouilles et les comploteurs.
Hémorragies en cascades et sauvagerie sous la façade,
la nostalgie, camarade, c'est ton moteur.
T'as trop dit de salades, trop sali de bonheurs.
Pas d'anomalies à la parade, tortionnaire à Bagdad, mercenaire en Somalie, rarement chômeur.
C'est Sept, El Ness, Kroniker, prends un aspégic et déstresses.
Description authentique des plus pathétiques cons de cette espèce.
Bienvenue en Occident, terre du respect des espèces,
écarte bien le cul, les têtes se baissent.
On avance plus, on régresse.

Refrain

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